poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Suivre une étamine

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Aucuns bouquets de fleurs ne viendront parfumer
Mon nid étant reclus auprès de sa litière,
Sans désormais pouvoir les cueillir. Ma verrière
S' est tarie à regret et semble s'embrumer
D' être non encensée au pollen qui s' absente
Dans le cruchon désert afin qu'il ne s' incante.

Derrière la fenêtre un soupir meut éclot
À la suite d'un rai lustral qui me lamine,
Et force mon regard de suivre une étamine
Dès qu' elle vrille en l'air ses faines dans un flot;
Que de spasmes freinés à travers ma poitrine
Et qu'ils se soient moisis sur ma bouille chagrine.

Cloîtrée en mon boudoir et ne pouvant humer
Une effluve effluente au creux de ma feutrine,
J' escompte que ce fiel veuille tôt s' exhumer.

véronique henry

Juin 2018

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

j'aime rôder vers les fleurs perdues 
dans les jardins sauvages 
aux parfums d'ardoises & de rues
des villes avant l'orage
la rosée de leurs yeux trop mauves
reflète une lumière
qui conduit parfois les vieux fauves
& les anges en enfer
 
j'aime rôder vers les fleurs perdues
dans les jardins sauvages
& m'égarer dans les ciguës
& dans les saxifrages
sentir la chair d'une figue verte
qui s'offre lentement
sur le rose d'une corolle ouverte
à mon souffle tremblant
 
j'aime rôder vers les fleurs perdues
dans les jardins sauvages
aux nuances des gris bleus des grues
des banlieues de passage
le velours de leurs lèvres humides
à l'ombre de leurs voiles
m'entraîne & m'attire vers le vide
où murmurent les étoiles
 
j'aime rôder vers les fleurs perdues
dans les jardins sauvages
aux parfums d'ardoises & de rues
des villes avant l'orage
suivre le jeu d'une étamine
sur un œillet violet
qui s'entrouvre & qui s'illumine
d'une larme de lait
 
 
 


08/06/2018
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