poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

Seule parmi la flore

997053_865560310121701_9141500228444630056_n.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Sous le vent les roseaux bruissent calmement,

Leur friselis chuchote un air qui naît sans cage

Annonçant que l' automne advient sereinement,

Dès que des échassiers grouillent sur le bocage.

 

 

Une paix vient m' étreindre et fait chigner mes yeux,

À regarder les migrateurs qui prolifèrent

Au milieu des limons fertiles, spongieux.

Rien ne détourne lors mes iris qui s' affairent.

 

 

Quand le matin enfante un rai sur les hauteurs

Du plateau labouré , je n'ai nulles moiteurs

À toucher la lueur nacrant de grands genièvres.

 

 

Seule parmi la flore, oh, que j'entend frémir,

Et que le noroît danse où courent plusieurs lièvres,

Loin des humains sitôt mon cœur ne sait gémir.

 

 

Je prie alors que les chasseurs ne soient si mièvres.

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 




28/10/2018
14 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser