poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Sans prélude

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En mémoire à ma grand-mère Marguerite- Emilienne Pitte

décédée en l' année 1967 au Havre

 

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 Je n'avais pas compris qu'il faudrait un linceul
Sur le maigre minois qui mourut hélas seul,
Sans que je sois parée à saisir l' agonie
Quand la faucheuse avait mêlé d'une ironie
Le pauvre corps tôt maladif qui pâtissait
Dans un mouroir depuis des ans et mugissait
Sans bruit en sa litière. Ainsi non préparée
Ma prunelle naïve était bien effarée
À l' appel de ce deuil qui me fit tressaillir,
Sans prélude et tocsin pour ne plus envieillir.
L' âme de mère-grand expira de ce monde
Et face à la douleur qui persistait immonde
Je ne voyais son ris me bichonner le front,
Ni ses yeux noirs qui m' embrassaient d'un tendre affront.
De mon chagrin la mer tangua toutes mes larmes
Et les vieux quais bondés y grouillèrent sans charmes;
Enfin la grève sut promener les galets
Giclant contre les rocs où pleuvaient des palets.
Oh que son doux visage ancra l'enfant qui saigne
Dans le Havre navré d'un mal comme la teigne . 

 

 

 

 

véronique henry

Mai 2018

 

 

 


 

 

 



16/05/2018
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