poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Mes mains grelottèrent

 

 

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Sous le taffetas de la neige exposée

Mes cils ont glané cette soie implosée,

Qui sans répit a lainé plusieurs enclos.

 

 

Les arbres chenus pleins d' éclats grelottèrent.

 

 

Mon regard chérit le feuillage mis-clos,

Dès que le grésil préluda sa nausée

À couvrir les monts d'une poudre rosée,

Et d' y pleuviner des sépales à flots.

 

 

J'ai pu les cueillir mais mes mains grelottèrent.

 

 

La gelée a su nantir sur le chalet

De nombreux mohairs crémeux qui marcottèrent

Autour du logis, et des rires flottèrent

Parmi son relief proche d'un ruisselet,

Où mes doigts glacés gémirent grelottèrent.

 

 

véronique henry

Février 2018

 

 

 

 


 

 

 

 

La neige peut attendre
J'ai oublié mes gants
J'essuie mon nez
Mets mes nouvelles bottes 
J'ai un peu chaud au coeur 
Quand je pense à l'hiver 
Je mets ma main dans le gant de mon père
Je cours vers là 
Où les rafales sont plus profondes 
La Belle au Bois Dormant me fait trébucher d'un froncement
de sourcils 
J'entends une voix 
" Tu dois apprendre à te tenir debout 
Parce que je ne serai pas toujours là "
Il dit 
Quand te décideras-tu 
Quand t'aimeras-tu autant que je 
Quand te décideras-tu 
Parce que les choses changent rapidement
Tous les chevaux blancs sont encore au lit
Je te dis que je te voudrai toujours près de moi 
Tu dis que les choses changent chéri 


Quand l'hiver fond les garçons sont découverts 
Les fleurs font la compétition pour un peu de soleil 
Les années passent et je suis toujours ici à attendre 
À faner là où se tenait un bonhomme de neige 
Miroir, miroir, où est le palais de cristal 
Mais je ne vois que moi 
Patinant autour de la vérité de qui je suis 
Mais je sais papa, la glace devient plus mince 


Quand te décideras-tu 
Quand t'aimeras-tu autant que je 
Quand te décideras-tu 
Parce que les choses changent rapidement
Tous les chevaux blancs sont encore au lit
Je te dis que je te voudrai toujours près de moi 
Tu dis que les choses changent chéri 


Les cheveux sont gris 
Et les feux brûlent 
Tant de rêves 
sur la tablette 
Tu dis que je voulais que tu sois fier de moi
J'ai toujours voulu cela pour moi 


Il dit
Quand te décideras-tu 
Quand t'aimeras-tu autant que je t'aime 
Quand te décideras-tu 
Parce que les choses changeront rapidement 
Tous les chevaux blancs sont partis devant
Je te dis que je te voudrai toujours près de moi 
Tu dis que les choses changent 
Mon chéri

 

 

 

 

Tori Amos 

 

 

 



07/02/2018
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