poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Malgré les rus

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Le bourg se vêt d'une grosse torpeur

Sous l' entrain de l' été qui ne décampe;

Octobre a soif et veut de la vapeur

Pour s' abreuver, désaltérer la pampe .

 

 

Le terroir n' a plus d'eau pour qu'il se trempe;

Il est troublé de son limon séché,

Et ne reçoit qu'un soleil alléché

Qui plombe ses rayons mais ne s' estampe .

 

 

Le labour poussiéreux niche ébréché

Malgré les rus qui cheminent la ville;

Insolite est ce climat éméché

Qui continue à brasiller servile.

 

 

 

L'automne avec la pluie ont déguerpi

Dessus la flore, où l' homme a tout flapi

Pour des deniers et profits égoïstes.

 

 

Comment lutter pour ne point défaillir

Quand ses fripons ne sont nuls altruistes,

La planète se meurt à trop bouillir.

 

 

Entendez vous ses plaintes près des aulnes

Qui pleurent désormais sans y feuillir ?

Bientôt nos yeux ne verront que cyclones .

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 



10/10/2018
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