poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

Les lavandières

Lavandieres-Pissarro.jpg

 

 

 

 

Camille Pissaro

( 1838-1903)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le battoir à la main les belles lavandières

Tissèrent leurs cheveux d'or avec des bonnets
Fleuris dès le matin, que leurs minois jaunets
Colorièrent l'eau nacrant les vaselières.
Contre l' herbe imbibée au pays Ablonnais
En posant les genoux leurs gorges luisaient fières.


Afin de s' allier pour lessiver les draps,
Elles frottaient en chœur s' activèrent faraudes
Et fredonnaient des chants qui les miraient rougeaudes,
Sous le soleil douceâtre où suintaient leurs fins bras
Plongés dans l' ample mare ainsi que leurs burats.
Sur de vieillots butoirs elles gloussaient finaudes.

 


Loin derrière leurs dos de roux bovins pâturent
Tranquillement dans la prairie entre les bois
Des hêtres si feuillus, où leurs délicats doigts
Bichonnaient les habits proprets pour qu'ils perdurent
À l'infini séchés proches de tendres boix.
Les mignonnes  blaguaient afin qu'elles assurent.

 


Que maître Pissaro soit gardien des couleurs
De ses pinceaux et de ses fards. Ils resplendissent
Au gré de sa peinture où se gorgent blondissent
Les pigmentations qui sont pleines lueurs
Aux yeux des pèlerins ayant cueilli les fleurs
Qui se noient en l' étang pour qu'elles s' ébaudissent .

 


véronique henry

Juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 




13/06/2018
8 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser