poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Les champeaux endeuillés

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Les frimas ont nourri les arbres effeuillés

Près d'une roselière emplie, un pan d'ombre jaunâtre,

Dont un ruban poudrait les champeaux endeuillés,

Annonçait que l' hiver accostait trop bellâtre

En la berge roidie.

 

 

Quelques hérons charnus grouillaient dans le marais

Se réchauffant à la lueur si flavescente,

Que les terroirs se pigmentaient de tons surets

Quand le soleil blondit en l'eau luminescente

Sur la prêle roidie.

 

 

Le noroît palpitait hardi dans les fourrés,

Ils plièrent tordus devant l'immense souffle

Qui s'engouffrait rétif en les prés labourés,

Semant de la poussière enduite et qui s'essouffle

De ma bouche roidie.

 

 

Les sentiers empoissés s' alourdirent soumis,

Guettant le moindre afflux qui jamais ne renonce

À s'emporter convexe auprès de grands tamis

Amoncelés à cet endroit, d ' où se dénonce

Une brise roidie.

 

 

Mon œil rivé sur ce décor s' émancipait

Dans la blonde lumière aussitôt sirupeuse,

Dont s' emmiellait mon corps d'un feu qui s' agrippait

Autour de mes cheveux défaits. Ainsi pulpeuse

La ramure est roidie.

 

 

 

véronique henry

Novembre 2017

 

 

 

 

 

 


 

 



28/11/2017
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