poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Novembre

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Novembre avec la pluie apporte son empois

Qui vient brouiller, souiller les tombes funéraires,

Ainsi que les fleurs téméraires

Qui sous la bruine ont su garnir toutefois,

Les stèles ayant pu se draper linéaires

Entre les murets des laraires.

 

 

Oh que ce mois est terne en son crachin visqueux,

Malgré les beaux tapis ornés de chrysanthèmes

Qui prêtent des airs de bohèmes,

Auprès du cimetière et de l' éther aqueux.

Ils forment des bouquets qui foisonnent suprêmes

Sur les marbres et ne sont blêmes.

 

 

Dès que la Toussaint point le nez plein de poudrin,

J'entends son lourd ressac que l' orémus grisonne

Au tréfonds de mon cœur imbibé de chagrin,

Qui me dirige en son écrin.

 

 

Le deuil est un convoi dense qui me chiffonne,

Il gangrène l' émoi chargé de trop d' embrun;

Oh que ce jour funèbre agonise, abandonne

La bourgade où mon pleur frissonne.

 

 

 

véronique henry

Novembre 2018

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 



01/11/2018
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