poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Le bruit du clocheton

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Enroué le beffroi du clocheton glapit

Sous le halo vitreux de la lune orpheline,

Quand le bourg léthargique ombre pleure et croupit.

Un masque sibyllin recouvre la colline,

Puis pâlit de son plaid l' ample fleuve laqué.

Une orfraie hôle et crie au dessus des venelles,

Où le vantail ouvert a doucement claqué

Dès qu'un lourd ricochet dilate mes prunelles.

Le chuintement m' étreint puis me fait tressaillir

Ainsi qu'un carillon difforme qui résonne.

Le bruit que je confine est prêt à m' assaillir,

Il veut y supputer la nuit qui me cloisonne

En rognant mes erreurs dans un fol cauchemar,

Où pourtant j' entrevois l' essor d'un clair fulmar.

 

 

 

véronique henry

février 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

ma mémoire joue sur les reflets 
des étoiles mortes au firmament 
des regards aveugles & muets 
dans l’immobilité du temps 
l’aubépine se prend pour la rose 
Et l’idiot devient président 
les naïades se métamorphosent 
mais le passé reste au présent
 
on n’oublie jamais nos secrets d’enfant 
on n’oublie jamais nos violents tourments 
l’instituteur qui nous coursait 
sa blouse tachée de sang 
on n’oublie jamais nos secrets d’enfant
 
les lueurs des rêves enfantins 
dans leur transparence édulcorent 
les derniers soleils du matin
sur les frissons bleus de nos corps
c’est le lent crépuscule d’automne 
sous la pluie des mortes saisons
c’est la cloche des lundis qui sonne 
les heures de la désolation
 
on n’oublie jamais nos secrets d’enfant 
on n’oublie jamais nos violents tourments 
l’instituteur qui nous coursait 
sa blouse tachée de sang 
on n’oublie jamais nos secrets d’enfant
 
au commencement était le verbe 
intransitif & déroutant 
venu des profondeurs acerbes 
Et noires des garderies d’enfants 
les rugissements de l’univers 
dans les cours de récréation 
écorchaient les pieds de mes vers 
boiteux sous les humiliations
 
on n’oublie jamais les secrets 
on n’oublie jamais les tourments 
l’instituteur qui nous coursait 
sa blouse tachée de sang 
on n’oublie jamais les secrets 
on n’oublie jamais les tourments 
l’instituteur qui nous coursait 
sa blouse tachée de sang
 
Paroliers : Jean-Louis FIEVE / Hubert-Félix THIEFAINE

 

 



22/02/2018
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