poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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La vieille bâtisse

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Je me revois devant l' âtre qui ne crapote

Nuls rondins ni fagots. Les murs se sont roidis

Hélas sous les embruns quand la mer les rabote.

 

 

 

Plus un mortel ne vit au milieu des hourdis

Qui jonchent le plancher vermoulu par le lierre,

Où les rocs graniteux se sont longtemps verdis

 

 

 

Au lichen , à la mousse ayant crû sans lumière. 

Seul le foyer résiste au chaos perpétré

Par l'usure du temps sur l' antique chaumière.

 

 

 

Dans la bruyère il geint, se morfond empêtré

Malgré le vent qui porte haut sa voix; la hêtraie

L' entend et le bardit répond au ton outré.

 

 

 

Sur ce terroir breton mêlé de mûreraie,

Mon cœur d'enfant comprit le gain de mes aïeuls.

Lors la vieille bâtisse et l' ample fougeraie 

 

 

 

Ont ému ma mémoire autant que maints linceuls .

 

 

 

 

 

véronique henry

Novembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 



20/11/2018
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