poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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L'air hiémal

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Un ciel d' étain plombe le bourg naissant

D'une tenture âpre sur la tonnelle,

Où le grésil génère en ritournelle

Un suage visqueux évanescent.

 

 

Calme et profond en dessous la lanterne

Le trottoir luit désert, où glapissant

Un pauvre chien jappe dans son poil terne.

 

 

Mon cœur fléchit de se voir si brumal

Devant l' écran morne qui le chagrine.

 

 

Trop de brouillard frelate fantomal.

 

 

La nuit bourdonne en son fard qui greline

Et mon soupir y suinte lacrymal.

 

 

Malgré l'essor auprès du quai d'un sterne

Qui déroute mes yeux, l' air hiémal

Me refroidit tout contre une taverne.

 

 

Il étouffe ainsi donc mon pas glissant,

Et le jardin moisit dans sa brunelle

Au milieu du sanglot d'une moinelle,

Qui m' aperçoit vers le portail grinçant.

 

 

 

véronique henry

décembre 2017

 

 

 

 

 

 


 



25/12/2017
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