poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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erre un spleen

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Devant ma longue nuit erre un spleen lourdement

Qui m' envahit abscons et me rend si chagrine

À m'étouffer dans ma feutrine !

Oh combien les roulis me manquent tristement,

Ils ne peuvent fraîchir l'ourlet de ma narine

Ni mouiller ainsi ma poitrine.

 

 

De ne plus percevoir l'odeur du sel marin

Ni sentir son empois qui crache sur l' écume,

Mon cœur saigne à ne voir la brume

Lécher mon front et m' abreuver sous l'air serein.

Comme j'aurais aimé que le ressac m' embrume

m'enlace afin qu'il me parfume !

 

 

 

De ne pas côtoyer le littoral breton

Ni les rochers pentus ni respirer sa houle,

Une nausée advient n' entend le clocheton

Qui fait osciller mon menton.

 

 

 

Proche de l'insomnie il faudrait que je foule

Les sentiers bruyéreux et cueillir le plancton

Qui s'accroche à la grève afin que je sois soûle;

Or soudain s'allume une ampoule !

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



04/08/2018
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