poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Dans la chambre opaque

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J'avais cru pressentir dans la nuit un gros souffle

Était ce le fredon du vent qui me berçait ?

 

 

À travers mon sommeil advint un lent murmure

Au creux de mon oreille, et qui se dispersait

Dans la chambrée opaque auprès de ma figure,

Me réveillant atone au frisson qui perçait .

 

 

J'avais cru pressentir dans la nuit un gros souffle

Était ce le fredon du vent qui me berçait ?

 

 

N' avais je pas dormi sans fermer le linteau

De la fenêtre ? Ah non ! quel était ce baroufle

Qui demeurait sur moi tel un douceâtre étau ?

Seul l'essor de mon cœur rebondit en sa moufle.

 

 

J'avais cru pressentir dans la nuit un gros souffle

Était ce le fredon du vent qui me berçait ?

 

 

Oh pourquoi m' effrayer devant la mélopée 

Qui retenait mon flanc et me bouleversait ?

Sans doute un rêve avait su glaner sa flopée

Et mon imaginaire allègre l' enlaçait .

 

 

J'avais cru pressentir dans la nuit un gros souffle

Était ce le fredon du vent qui me berçait ?

 

Des visiteurs jouaient alors sur ma pantoufle

Et pourléchaient mon nez ronflants tels des félins;

Oh j'avais oublié mes chats et ma mitoufle !

Ces sphinx tant aimés musaient sur mes vélins.

 

 

 

J'avais cru pressentir dans la nuit un gros souffle

Était ce le fredon du vent qui me berçait ?

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Décembre 2018

 

 

 

 

 

 

 




11/12/2018
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