poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

Auprès d'une chandelle

31947450_1710531132329030_2679808307052412928_o.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment croire en l' amour qui n' a plus de lueur

Quand sa bougie épuise et termine la mèche,

Qui se consume à la veillée

Au bord d'une litière où s' éreinte en sueur,

Le front qui s' est flétri désormais sans son prêche

Afin qu'elle soit effeuillée.

 

 

Auprès de la chandelle éteinte au soir du heurt,

À ne plus concevoir la fibre en sa calèche,

Comment ne point être endeuillée ?

Dès que le jour s' effane et s' effrite, se meurt

Sa lanterne en la nuit dans la pénombre rêche

Qui n' a qu'une larme éveillée.

 

 

Pourquoi dormir se relâcher contre le drap ?

Quand le fiel a rongé d'une gifle sa prise,

Qu' il a détruit son cœur cousu d'un sparadrap

Afin qu' il ne puisse pleurer.

 

 

Alors le sommeil vient délivrer cette emprise

Qui n' a plus aucun feu mais sent le vieux cédrat

Parfumé la fenêtre ouverte où se maîtrise

Son nerf afin de l' effleurer.

 

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 



09/08/2018
11 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser