poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Au cœur d' un aiguillon

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Pour que j'essore un fiel qui me ronge crûment,

Il me faudrait cesser de remuer l' écharde

Qui dans ma chair vieillotte est entrée, oh, sans garde !

Comment l'ôter ? Cet aiguillon creuse dûment

Chaque jour sa rigole en mon sein qui s' entaille,

Quand ma main devient trouble à ne voir une faille .

 

 

À force d'essuyer le filet de mon sang

Qui s'écoule et m' écœure où suinte ma nausée,

J'implore que son flux étanche sa rosée

Au dehors de ma peau parmi l' éther jacent.

Ah que cet escarre oint cruel sur mon écaille!

Quand ma main devient trouble à ne voir une faille.

 

 

Or j'ai pansé ma plaie. Hélas ne se tarit

Son puits qui désormais ne veut que je sommeille;

Alors mon corps s' agite épuisé par sa veille,

Il se noie en son propre étang qui s'est nourri.

Devrais- je ruisseler longtemps en ma brumaille ?

Quand ma main devient trouble à ne voir une faille.

 

 

Je voudrais tant que ce martel soit asséché

Afin que la tiédeur de la nuit m' enveloppe

Et m' apaise aussitôt sans avoir de syncope.

Devant ce dru combat de mon étau pêché,

Pourrais-je décrocher les vis de ma tenaille ?

Quand ma main devient trouble à ne voir une faille .

 

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 


 
 

 

 

 

 



20/10/2018
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