poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Au dehors nulle trêve

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Ne sentant point venir nulle trêve au dehors,

Depuis que le noroît forcit, grossit, s' étoffe,

Le gîte s' est reclus cloîtrant ses corridors,

Pour qu'il ne soit frileux au vent qui l' apostrophe.

 

 

Auprès de ce vortex qui le frappe à retors,

Le cottage ne peut bannir la catastrophe

Qui soudain le conduit à clamer ses remords,

Durant le fol assaut irrité qui l' agoffe *.

 

 

 

Il crie au désespoir, mais le chaume du toit

S'arrache hélas en vrac dans l'air avec sa paille :

« Quelle abjecte tempête » ! Hurle-t-il à foison .

 

 

Or, aucun paroissien ne l' entend ni le voit .

Seul désormais craignant d'être pris en tenaille,

Il fuit son nid d'où s' écroulait une cloison .

 

 

 

véronique henry

Mars 2019

 

 

* agoffer : être agressif 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 



14/03/2019
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