poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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POESIES 2019


Parmi le vieil îlot

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À travers la nuée ocreuse où point Vénus,

Quelques nappes de brume ont su couvrir de perles

Les labours ; au beffroi sonnaille l' angélus

Dès que le vent fraîchit et que sifflent les merles.

 

 

Sur l' étang qui sommeille où flottent des lotus,

La pénombre s'apaise au chant de l' orémus

Qui dans le ciel safran résonne au sein des berles *.

 

 

Le refrain des grillons s' ébruite hors de l' eau,

Et rassure mon cœur pulsant sous le corsage

  N'aimant plus aucuns bruits ni le moindre complot;

Sitôt il peut étreindre enfin le vert bocage.

 

 

Ainsi se libérant auprès d'un vieil îlot,

Il scrute alors l' étoile et n' a point de sanglot

Lorsqu'elle vient flirter au dessus du village .

 

 

véronique henry

Juin 2019

 

 

 

*berle :plante ombellifère 

 

 

 

 

 

 


 

 

Nous sommes
 
Marcher dans la nuit noire 
Donner un nom 
En attente de réponse 
Comment pouvons-nous nous retrouver ici
Essayez de trouver un rivage 
Sans sol sous mes pieds 
Et ils brillent leur esprit 
Et essayent de comprendre
Froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
et froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
bébé nous sommes perdus 
rentrer à la maison 
avec moi 
bébé nous sommes perdus 
rentrer à la maison
Quand nous étions au soleil 
Sans rien entre les deux 
Nous partageons une distance 
Nos ombres dans nos pieds
Je suis aveuglé par le silence 
Pas d'horizon que je vois 
Ressentir le froid de l'ami tombe 
Résolu par mes larmes
Froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
et Froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
bébé nous sommes perdus 
Viens à la maison 
Avec moi 
bébé nous sommes perdus 
Viens 
TRADUIRE EN FRANÇAIS

 

 

 

 


25/06/2019
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Quel charme fou

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Oh qu'il m'est doux de voir fleurir les roses

Et pivoines . Ainsi leurs fards pastels

Au sein de la lavande offrent ses proses,

Par dessus la pelouse adjacente aux castels;

Oh qu'il m' est doux de voir fleurir les roses.

 

 

Quel charme fou d'oser ces coloris,

Quand festoient leurs bouquets emplis de baumes

Qui viennent emperler mes cils nourris ,

Dès que l'éther imprègne leurs rhizomes.

Quel charme fou d'oser ces coloris .

 

 

Or il me faut déguster leurs essences

Qui m' étourdissent trop en liquescences *.

Sitôt mon nez s' empourpre empli d'odeurs.

Or il me faut déguster leurs essences.

 

 

Oh mon cœur sait s' approcher des corolles,

Sur les pistils ayant clos pleins d'ardeurs,

Quand mon oreille entend leurs barcarolles;

Oh mon cœur sait s'approcher des corolles.

 

 

 

 

véronique henry

Juin 2019

*liquescence : Etat de ce qui se fond ou paraît se fondre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


10/06/2019
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Dans le boudoir

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Un grand merci à maria-dolorès pour cette mise en page



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque renaît sous les cendres la braise

Que je n'ai pu couvrir

Dans la soirée, alors mon cœur s'apaise

De nul vouloir souffrir.

L'âtre ainsi donc en feu vient me nourrir

Pour que je sois à l'aise.

 

 

Le vieux boudoir sans aucune fadaise,

Ne craint plus de m'offrir

Sa pleine aura qui meut près de ma chaise

Afin de m' attendrir.

L'âtre ainsi donc en feu vient me nourrir

Pour que je sois à l' aise.

 

 

Enfin mon corps se libère et soupèse

Parfois qu'il doit souffrir.

Lors je comprends depuis l'ample malaise

Qui tient à me flétrir.

L'âtre ainsi donc en feu vient me nourrir

Pour que je sois à l'aise.

 

 

 

véronique henry

Juin 2019

 

 

 

 

 

 


 

 

"Perdu sans toi"

Debout sur la plate-forme Je te vois 
partir 
C'est comme aucune autre douleur 
que j'ai jamais connue 
Aimer quelqu'un d'aussi loin N'avoir 
aucun contrôle 
Tu as dit: "Je veux voir le monde" 
Et j'ai dit: "Go" 

Je pense que je suis perdu sans toi 
je me sens juste écrasé sans toi 
j'ai été fort pendant si longtemps 
que je n'avais jamais pensé à quel point j'avais besoin de toi 
je pense que je suis perdu sans toi 

Strangers qui se précipitent 
juste pour essayer de rentrer à la maison 
Mais tu es le seul 
Safehaven à ce que j'ai Connu 
me frappe à toute vitesse 
Sentez-vous comme je peux 't respire 
Et personne ne sait 
Cette douleur en moi 
Mon monde s'écroule 
Je n'aurais jamais dû
Laissez-moi partir 

Je pense que je suis perdu sans toi 
Je pense que je suis perdu, perdu, perdu 
Ooh, ooh, ooh 
Je pense que je suis perdu sans toi, 
je me sens juste écrasé sans toi 
Parce que j'ai été fort pour si longtemps 
que je n'ai jamais pensé à quel point je t'aime 

Debout sur la plate-forme Je te vois 
partir 
Tu as dit: "Je veux voir le monde" 
Et j'ai dit: "Va"



 

 

 

 


08/06/2019
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Sous l' abat-jour

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Dès que je peux enfin me réfugier seule,

Qu'il me plaît de goûter au cœur de mon nichoir

Une paix délectable où je ne me sens veule.

Ainsi donc ma tanière a son propre mouchoir,

 

 

Lorsque l'humain et ses dégâts sur la planète

Me font souffrir et tressaillir sous l' abat-jour.

Sitôt mon cœur ne veut point ouïr de sornette

Qui résonne et me lèse un peu plus chaque jour.

 

 

Me soustrayant à leur œil vil qui ne s' abaisse

J'ai refermé le mien pour que nul ne m'agresse.

Désormais j'ai compris ce qui saigne et me nuit.

 

 

Voilà pourquoi le calme abreuve mon réduit,

Où mieux philosopher sans n'y faire une breste*

Sur des actes commis n' engendre pas la peste !

 

 

 

 

 

véronique henry

Juin 2019

 

*breste :  Chasse à la glu et à l'appât.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


03/06/2019
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Sur l' espalier mural

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Quand la giroflée odorante

Immerge son embrun dans le même repli

Que la glycine itinérante,

Alors le vert treillis est conquis sur son lit .

Sous la lumière flegmatique

Qui se teint d'un ton ocre, ainsi le jour lustral

Goûte le suc aromatique

Qui s' est agglutiné sur l'espalier mural ,

Sans que le vent ne soit souffrance.

Sitôt les fleurs ont su ravir par leur bienfait

L'aube qui point avec fragrance,

Pour nulle la ternir d'un muscat imparfait .

Se mue au cœur de ma fenêtre

Et jusque sous mon drap leur nectar emmiellé

Qui refuse de se soumettre,

Quand le vantail se ferme au courant d'air mêlé .

 

 

 

 

 

véronique henry

Mai 2019

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


18/05/2019
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