poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

POESIES 2019


Est ce la lyre du vent ?

300_Nymphe.jpg


 

 

 

 

 

 

 

Quel est ce bruit furtif qui s'entend dans l' enclos

Alors qu'il se fait tard ? Oh, mon esprit délire !

Seuls les feuillus se sont plaints. N' est ce pas la lyre

Du vent qui les pétrit devant mes yeux mis-clos ?

 

Mais d' où vient-elle ? Aucun souffle sur les bouleaux.

Pourtant j'ai cru vraiment qu'une haleine de myrrhe

 Avait touché de loin mon ouïe ! oh, ce rire

Qui soudain me surprend en ses longs trémolos .

 

Hormis que je frissonne au dessous de la lune,

Quelque chose me frôle et s' emmêle à mon pied.

D' emblée une bluette accourt entre l' embrune*.

 

Ai -je encor fantasmé tout près d'un tulipier ?

Oh que nenni ! Du ciel, la chevelure prune

D'une oréade germe au dessus du pourpier *.

 

 

véronique henry

Août 2019

 

*embrune: plante

*pourpier : plante

 

 

 

 

 

 


 


17/08/2019
7 Poster un commentaire

Ne craignant plus l' été

 

 

ne_cra12

 

 

merci à Maria-Dolorès pour sa mise en page 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà que la pluie amerrit , dégouline

Sur l' humus ainsi brûlé pendant des jours;

Lors cela me plaît quand point sa mousseline

Au dessus des bourgs !

 

Sitôt l'air humide advient , flotte, s' arrime

À l'ourlet de soie afin qu'il soit crémeux;

Mon âme ravie ainsi sourit, s' anime

Entre les rameux.

 

Et ne craignant plus que l' été me bâillonne

Au fond du logis , je peux enfin goûter

L'onde qui m'enduit sans être tatillonne

À me velouter .

 

Après la fournaise oh combien indigeste !

Qu'il me semble cher d'approuver sa fraîcheur,

Qui baigne la terre et parfume ma veste

D'un baume aguicheur.

 

Véronique henry

Août 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


09/08/2019
9 Poster un commentaire

Mon cœur se tait

mon_co12

 

merci à Maria-Dolorès pour sa belle mise en page 

 

 

 

Que j'aime ouïr errer au milieu de la lande,

 

Le vent qui rebondit sur les houx épineux,

Faisant valser la mer telle une sarabande.

 

Dès lors mon cœur se tait et n' est point chagrineux,

Sachant qu'il peut humer au bord de la falaise

Les gouttes du ressac qui le mettent à l' aise,

 

À compter sa foulée oh des milliers de fois !

Entre les rocs garnis de lichens et bruyères,

Où depuis il s' émeut sous les embruns cauchois *;

Son enfance erre encor au fond des paludières.

 

Bercé parmi la houle il voit un souvenir,

Et côtoie ainsi donc le visage posthume;

C'est celui de mon père à côté d'un menhir

Qui fixe l' océan d'un ris sans amertume;

Oh combien je prends soin de ne pas le bannir .

 

véronique henry

Juillet 2019

 

 

  • cauchois : relatif au pays de caux ( terroir normand)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rayons du soleil touchent la côte 
Réchauffer le coton, montrer la poussière 
Les longues nuits ont disparu avec la rivière 
L'eau attend depuis assez longtemps 

Nous flottons sur la rivière du temps 
Tenez bon, tenez bon 
La mer vient parce que l'été a été chassé de la motte 
Le bateau s'est battu le changement des marées 
Tenez ferme, tenez 
Tempête pendant des heures et des jours pluvieux 

Et toute notre vie nous dit que 
le courant nous 

ramène à la maison Les rayons du soleil touchent la côte 
Réchauffent nos pieds, montrons la lueur 
Nous marchons dans le sable au chaud nuit 
L'eau nous prendra le poids 

Et toutes nos vies nous dit 
Le courant nous ramènera à la maison 
Et toutes nos vies nous dirons
Le courant nous ramène à la maison. 

Nous vendons nos vies à la mer. 
Le ciel s’éclaire de la plage.

PLUS SUR LE GÉNIE
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


20/07/2019
13 Poster un commentaire

Parmi le vieil îlot

14615777_1473573872659792_7875497219306349601_o.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

À travers la nuée ocreuse où point Vénus,

Quelques nappes de brume ont su couvrir de perles

Les labours ; au beffroi sonnaille l' angélus

Dès que le vent fraîchit et que sifflent les merles.

 

 

Sur l' étang qui sommeille où flottent des lotus,

La pénombre s'apaise au chant de l' orémus

Qui dans le ciel safran résonne au sein des berles *.

 

 

Le refrain des grillons s' ébruite hors de l' eau,

Et rassure mon cœur pulsant sous le corsage

  N'aimant plus aucuns bruits ni le moindre complot;

Sitôt il peut étreindre enfin le vert bocage.

 

 

Ainsi se libérant auprès d'un vieil îlot,

Il scrute alors l' étoile et n' a point de sanglot

Lorsqu'elle vient flirter au dessus du village .

 

 

véronique henry

Juin 2019

 

 

 

*berle :plante ombellifère 

 

 

 

 

 

 


 

 

Nous sommes
 
Marcher dans la nuit noire 
Donner un nom 
En attente de réponse 
Comment pouvons-nous nous retrouver ici
Essayez de trouver un rivage 
Sans sol sous mes pieds 
Et ils brillent leur esprit 
Et essayent de comprendre
Froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
et froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
bébé nous sommes perdus 
rentrer à la maison 
avec moi 
bébé nous sommes perdus 
rentrer à la maison
Quand nous étions au soleil 
Sans rien entre les deux 
Nous partageons une distance 
Nos ombres dans nos pieds
Je suis aveuglé par le silence 
Pas d'horizon que je vois 
Ressentir le froid de l'ami tombe 
Résolu par mes larmes
Froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
et Froid, nous sommes, nous sommes, nous sommes 
bébé nous sommes perdus 
Viens à la maison 
Avec moi 
bébé nous sommes perdus 
Viens 
TRADUIRE EN FRANÇAIS

 

 

 

 


25/06/2019
13 Poster un commentaire

Quel charme fou

Duo-Ambre-et-Saphir-81431-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oh qu'il m'est doux de voir fleurir les roses

Et pivoines . Ainsi leurs fards pastels

Au sein de la lavande offrent ses proses,

Par dessus la pelouse adjacente aux castels;

Oh qu'il m' est doux de voir fleurir les roses.

 

 

Quel charme fou d'oser ces coloris,

Quand festoient leurs bouquets emplis de baumes

Qui viennent emperler mes cils nourris ,

Dès que l'éther imprègne leurs rhizomes.

Quel charme fou d'oser ces coloris .

 

 

Or il me faut déguster leurs essences

Qui m' étourdissent trop en liquescences *.

Sitôt mon nez s' empourpre empli d'odeurs.

Or il me faut déguster leurs essences.

 

 

Oh mon cœur sait s' approcher des corolles,

Sur les pistils ayant clos pleins d'ardeurs,

Quand mon oreille entend leurs barcarolles;

Oh mon cœur sait s'approcher des corolles.

 

 

 

 

véronique henry

Juin 2019

*liquescence : Etat de ce qui se fond ou paraît se fondre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


10/06/2019
12 Poster un commentaire


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser