poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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POESIES 2018


Le vent fripon

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Du muretin s' arrimait le rosier

Tel un plant oppressé parmi l'osier.

Il y souffrait bouffi d'une bourrasque

Qui décoiffait en outre une ample vasque

Sur le balcon envahi de casier.

 

 

Le vent fripon cinglait un chemisier

Pincé sur le ligneul, dont un bousier

Déboussolé déambulait trop flasque

Du muretin.

 

 

Ainsi transi d' être anesthésié

L'arbuste errait au dedans du brasier,

Qui le rendait ivre autant que la frasque

Le secouant acerbe comme un masque

Éberlué vers le proche alisier

Du muretin. 

 

 

véronique henry

Janvier 2018

 

 

 

 


 


16/01/2018
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Une trêve

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Le velouté d'un paisible sommeil

Endort l' émoi qui se calme en conseil,

Et se repaît entre mes draps moroses.

 

 

Rien ne peut retenir le désarroi.

 

 

Lent mon cœur bat sans de tristes névroses

Et suit le cours d'un fleuve clairsemé,

Dont son delta se décroît clairsemé

À charrier mes épreuves écloses,

 

 

Pour y dissoudre ainsi mon désarroi.

 

 

Ma chimère s' épand contre la grève

Qui la chevauche alors de son ampleur

En l' essaimant d'un pastel sans douleur,

Quand mes sanglots laqués font une trêve

À poursuivre quiets nul désarroi.

 

 

 

véronique henry

Janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Crazy

 
 

J’ai vu le Square du Time
Passer du mieux au pire

J’ai vu le Square du Time
Passer du mieux au pire
Mais sur Broadway I’m fine
Dans ses éclats de rires

J’ai encore peur des lines
So je préfère t’écrire
Les téléphones sont blinds
Pour ce que j’ai à dire

T’es toujours on my mind
Je sais pas comment mentir

T’es toujours on my mind
Je sais pas comment mentir
Someday j’te jure I’ll find
La force de guérir

J’ai vu le Square du Time
Le State et son Empire
Broadway can be unkind
À l’angle d’un souvenir

 

 

 

 

 

 

 

 

 


12/01/2018
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Auprès des hêtres

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Morne et craintif l' éther brunit auprès des êtres,

Dont leurs troncs implantés aux bordures champêtres

Se dépouillent vitreux et moulent un rideau

Où ne paraît nulle clarté. Seul ce bandeau

Ample étoffé se perd s'englue à des fenêtres.

 

 

Des tintements au vieux beffroi remuent les aîtres

Sous les toits grimaçants de voir s'enfuir leurs prêtres,

Dans la chapelle obscure où s' esquive un bardeau

Morne et craintif.

 

 

Le temps s'est refréné négligent les ancêtres

Qui hantent le terroir habillés de leurs guêtres,

Dont le bourg si détruit n'offre qu'un lourd fardeau

Des ses murs écroulés n'ayant plus d'hirondeau,

Qui ne peut se nicher à plusieurs kilomètres

Morne et craintif.

 

 

véronique henry

Janvier 2018

 

 

 

 

 


 

 


06/01/2018
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Sur la jetée

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La jetée du port du Havre

en mémoire à mon arrière-grand-père nommé Moizan

pêcheur en terre neuve fin du XIX°s début du XX°s

 

 

 

 

 

 

Le front de mer vomit son gratin écumeux

Par dessus la falaise où le port se nuance

Au gré du vent hurlant parmi les quais spumeux,

Quand la tempête immerge aussitôt sa cadence.

 

 

À côtoyer le littoral ainsi brumeux

La grisaille m' enrobe auprès de sa fréquence,

Dont la pluie a grimé d'un fard de lait crémeux

L'horizon qui se meurt en vain dans sa gluance.

 

 

Alors mon spleen se mêle au creux des gros roulis

En s' ébruitant contre les rocs d'un friselis,

Pendant que les esquifs tanguent et se tortillent

Dès que la houle hennit sur tous les entrepôts.

 

 

Face au ressac les goélands crient et frétillent

À raser le remous non loin des éboulis.

Sur la jetée aqueuse ou mes yeux s' écarquillent

Je songe à mon aïeul noyé sans oripeaux.

 

 

véronique henry

Janvier 2018

 

 

 

 

 

 



02/01/2018
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