poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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POESIES 2018


Près d'une glace

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Aurai-je pu m' apercevoir

Au bout de cet ample couloir

Qui se déplace,

Que mon corps oscille en tremblant

Et que le mur parait troublant,

Dès qu'il se glace.

 

 

Devant le reflet d'une fleur

Qui fane et moisit sans lueur

Et se déplace,

 Je tâtonne alors de ma main

L'encens qui flétrit du jasmin

Pour qu'il me glace.

 

 

La frousse s' accole à ma chair

Qui perle suant parmi l'air,

Quand se déplace

En mon contour un bibelot,

Qui s' agite tel un grelot

Près d'une glace.

 

 

Auprès de l' effroi provoqué,

Mon cœur palpite si choqué

Qu'il se déplace

Hors de ce lit, d'où je bondis

Et ne sait pourquoi je verdis,

Hormis ma glace !

 

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



18/08/2018
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Durant des jours

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Des écueils n'ont cessé de rapper mes guenilles,

Dont je n'avais prévu les si nombreux lacets

Qui m'empêchaient de les gauchir vers des cornilles;

Hélas je m' aperçus de leurs nocifs accès.

 

 

Avec le poids des ans qui n'ont freiné mes bourdes

J'ai su grâce à ma laie alors ôter mes torts, 

Et nul apprécier les châtaignes trop lourdes

Qui m' ont cinglé durant des jours pleins de retors.

 

 

Pour ne plus discerner cette courroie acerbe,

Je m'instruisis conciliant des choix mûris,

Car ma veine naquit d'une nouvelle gerbe.

 

 

Afin de demeurer libre envers des cieux fleuris

Je me devais à nul entendre de proverbe,

Sauf devant mes instincts qui ne seront taris.

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


17/08/2018
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Au creux d'un rêve

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De ne plus savourer dans les futaies

La senteur de l' humus parmi les baies

Mon cœur se perd, gémit.

À ne plus percevoir dans les pinèdes

Le cri des passereaux au sein des guèdes,

Hélas il geint, vomit.

 

 

Attendre est son linceul drapé sans trêve

Qui le gêne et l' enserre au creux d'un rêve,

Il le craint, et gémit

Un long sanglot qui se répand, ruisselle

En son atome afin qu'il se morcelle,

Dans la nuit qui vomit.

 

 

Impatient nul sommeil ne l' aborde,

Il aimerait qu'une brise le borde,

Le caresse, et gémit

En profondeur ayant une ample haleine,

Pour mieux y retenir sa cantilène

Mais il souffre, vomit.

 

 

Comment s' enfuir roulé dans sa soierie,

Il ne voit que le mur plein d'armoierie

Qui colporte, gémit.

Face à la vision qui le désole,

Il étouffe, hurle envers sa camisole

Qui l' étreint, et vomit.

 

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


14/08/2018
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Face au levant

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Dès qu'un clair chuchotis s' écoule au seuil du vent

Et que vient un frisson par dessus la pradelle,

Que mon œil est ravi de suivre une hirondelle

Qui passe un ru d'un ton joyeux face au levant.

 

 

Pour que son vol ne prive aussitôt mon regard

Je la guette et la vois parmi l'aurore éclose,

Et sa trille m' émeut de son chant qui se glose

Avec un rai vermeil sur le toit du hangar.

 

 

Comment ne pas m' émerveiller à la lumière

Qui fait cligner mes yeux au milieu du balcon,

Quand un gazouillement berce ainsi ma chaumière.

 

 

L' astre de son toucher m'accole si fécond

Qu'il déloge mon spleen à travers la ramière,

Afin que je m' enlace en l' éther rubicond.

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 



12/08/2018
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Auprès d'une chandelle

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Comment croire en l' amour qui n' a plus de lueur

Quand sa bougie épuise et termine la mèche,

Qui se consume à la veillée

Au bord d'une litière où s' éreinte en sueur,

Le front qui s' est flétri désormais sans son prêche

Afin qu'elle soit effeuillée.

 

 

Auprès de la chandelle éteinte au soir du heurt,

À ne plus concevoir la fibre en sa calèche,

Comment ne point être endeuillée ?

Dès que le jour s' effane et s' effrite, se meurt

Sa lanterne en la nuit dans la pénombre rêche

Qui n' a qu'une larme éveillée.

 

 

Pourquoi dormir se relâcher contre le drap ?

Quand le fiel a rongé d'une gifle sa prise,

Qu' il a détruit son cœur cousu d'un sparadrap

Afin qu' il ne puisse pleurer.

 

 

Alors le sommeil vient délivrer cette emprise

Qui n' a plus aucun feu mais sent le vieux cédrat

Parfumé la fenêtre ouverte où se maîtrise

Son nerf afin de l' effleurer.

 

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


09/08/2018
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