poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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POESIES 2018


Autour de quelques buis

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Pas le moindre écureuil dans les bosquets roussis

Ni faisans et ramiers . La futaie automnale

Craint l'assaut des fusils, et tremble d' épouvante

Face aux abois des chiens, qui parmi les lacis

Du breuil courent gueulards. Leur ombre est matinale

Et le son des cors sourd malgré que l'air s'évente.

 

 

 L' effroi point et s' exprime au devant du gibier.

La frondaison se tait dans la brume automnale

Quand résonnent des pas. L' attente est éprouvante

Autour de quelques buis proches d'un caroubier,

Seul le chasseur s' en vante !

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



15/10/2018
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Malgré les rus

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Le bourg se vêt d'une grosse torpeur

Sous l' entrain de l' été qui ne décampe;

Octobre a soif et veut de la vapeur

Pour s' abreuver, désaltérer la pampe .

 

 

Le terroir n' a plus d'eau pour qu'il se trempe;

Il est troublé de son limon séché,

Et ne reçoit qu'un soleil alléché

Qui plombe ses rayons mais ne s' estampe .

 

 

Le labour poussiéreux niche ébréché

Malgré les rus qui cheminent la ville;

Insolite est ce climat éméché

Qui continue à brasiller servile.

 

 

 

L'automne avec la pluie ont déguerpi

Dessus la flore, où l' homme a tout flapi

Pour des deniers et profits égoïstes.

 

 

Comment lutter pour ne point défaillir

Quand ses fripons ne sont nuls altruistes,

La planète se meurt à trop bouillir.

 

 

Entendez vous ses plaintes près des aulnes

Qui pleurent désormais sans y feuillir ?

Bientôt nos yeux ne verront que cyclones .

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


10/10/2018
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Entre les branches

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Quand le trille des passereaux

Bondit dès que l'aube s' éveille

Entre les branches des sureaux,

Alors mon souffle ne sommeille.

 

 

Devant cette paix qui m'inonde

Parmi les cris des hobereaux

Les chants nourris des ramereaux,

Je sais que mon cœur vagabonde.

 

 

Comment ne pas aimer cueillir

Dès le matin l' essence blonde

 Qui ne voudrait point défaillir

Auprès de l'air qui la féconde !

 

 

Désormais ne mord plus le dard

Qui meurt déchu sans son radar,

Car disparut tôt sa lancette .

 

 

Elle avait su piquer mon sein

Durant la nuit mais son ascète

Dépérit avec son essaim.

 

 

N'ayant plus aucune morsure

Ni de crainte envers cet horsain,

Le nimbe d'or donc me rassure.

 

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


07/10/2018
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Auprès de ma psyché

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Sans Morphée, oh comment puis je le courtiser ?

Mon cerveau ne sait plus; il se perd et le cherche

Mais ne le voit germer; or je vais m' épuiser !

 

 

Aurai-je assez de cran pour le localiser

Auprès de ma psyché qui lui tend une perche

Afin de le séduire et le neutraliser ?

 

 

Hélas ma voix s'étreint cachée en mon corsage,

Elle décroit se paume et n' entend nul message

Qui ne sort.

 

 

Dehors un râle hennit sur ma vétuste treille,

Est ce lui qui répond au creux de mon oreille

Son essor ?

 

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 



04/10/2018
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Au milieu de l' adret

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La feuillée ondulant voletait à foison

Et recouvrit mon plaid. Le légendaire Éole

Avait nourri sa braise et visait la fléole

Pour qu'elle échût au cours de l' ample fenaison.

 

 

Des trèfles blancs erraient à travers la prairie,

Puis fondaient un écran sous la houle du vent

Qui vint lécher mes bruns sabots près d'un couvent,

Où de nombreux pommiers jouxtaient une voirie. 

 

 

Que ce verger me plut malgré le gros roncier

Qui peuplant l' abbaye agrippa mon fessier

Et déchira l' étoffe ; oh , sans aucune épine !

 

 

Dès lors jaillit mon rire au milieu de l' adret;

Je vis soudain l' aïeul rosier plein d' aubépine

Qui m' avait empoigné tel un tranchant fleuret !

 

 

 

véronique henry

Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


01/10/2018
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