poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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POESIES 2017


Quelques flocons

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Quelques flocons nourrissent le gazon.

 

 

Une étole ouatée en la campagne

S'est échouée auprès de l' horizon.

 

 

Alors l'aube rosie oint d'un fin givre

L'empreinte de mes pieds sur le terreau,

Où ma foulée inlassable semble ivre.

 

 

Le matin frissonnant de pâmoison

Se réveille alourdi d'un froid qui gagne

Le bourg silencieux, dont l' éléagne

Sur l'arbousier gémit sans floraison.

 

 

Un mantelet recouvre en son sillage

Mes sourcils pourprés, quand paraît un sirop

Assez gluant sur l'infécond feuillage.

 

 

La neige virevolte en couvaison

Enfouissant la toile d'une aragne.

 

 

Quelques flocons nourrissent le gazon.

 

 

 

véronique henry

Décembre 2017

 

 

 

 

 

 



10/12/2017
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L' âge d'or s' est fêlé

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Au fond de mes pensers j'entendais un tambour

Vibrer à l' unisson sans flairer ma détresse.

Aussi doux qu'un satin il semait le labour

D'un ferment si serein allant plein de tendresse.

 

 

 

Dans le creux d'une main j'avais senti l'amour,

Qui me comblait en son écrin avec ivresse

À ne jamais y défaillir d' aucun détour;

Mais un sillon a su stagner sur notre tresse.

 

 

 

L'âge d'or s' est fêlé d'un lent fendillement,

Qui fit glapir mes vieux os sourds habilement,

Devant le glas tôt éploré d'une fontaine

Qui coulait en ma lymphe et sur mon tronc miteux.

 

 

De flotter et nager grisâtre,ma futaine

Se moisira d'un germe en son flacon piteux.

D'être ainsi départi dans sa pauvre mitaine

Désormais mon layon vivotera nuiteux.

 

 

 

véronique henry

Décembre 2017

 

 

 

 

Un poète musicien québécois à dévouvrir : Jeff Moran, 

Un de mes adorés attitrés!

 

 

 

 


 


05/12/2017
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Les champeaux endeuillés

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Les frimas ont nourri les arbres effeuillés

Près d'une roselière emplie, un pan d'ombre jaunâtre,

Dont un ruban poudrait les champeaux endeuillés,

Annonçait que l' hiver accostait trop bellâtre

En la berge roidie.

 

 

Quelques hérons charnus grouillaient dans le marais

Se réchauffant à la lueur si flavescente,

Que les terroirs se pigmentaient de tons surets

Quand le soleil blondit en l'eau luminescente

Sur la prêle roidie.

 

 

Le noroît palpitait hardi dans les fourrés,

Ils plièrent tordus devant l'immense souffle

Qui s'engouffrait rétif en les prés labourés,

Semant de la poussière enduite et qui s'essouffle

De ma bouche roidie.

 

 

Les sentiers empoissés s' alourdirent soumis,

Guettant le moindre afflux qui jamais ne renonce

À s'emporter convexe auprès de grands tamis

Amoncelés à cet endroit, d ' où se dénonce

Une brise roidie.

 

 

Mon œil rivé sur ce décor s' émancipait

Dans la blonde lumière aussitôt sirupeuse,

Dont s' emmiellait mon corps d'un feu qui s' agrippait

Autour de mes cheveux défaits. Ainsi pulpeuse

La ramure est roidie.

 

 

 

véronique henry

Novembre 2017

 

 

 

 

 

 


 

 


28/11/2017
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Une plume .

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Mise en page de flormed .

 

 

 

 

 



24/11/2017
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Opaque

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Au dessus de l'orée , un lourd parfum

Tenace tourbillonne oint dans la brume.

Il patine au fusain d'une amertume

Les charmes bruns auprès d'un noir puffin

Avec son nid opaque.

 

 

S'allonge sur la crête un flux fécond,

Quand la marée étale entre la dune

Quelques perles de lait sur la lagune,

Où fermente en l' éther un blanc cocon

Qui se dissout opaque.

 

 

Seul le vent soul consiste d'y gémir

Sur le ressac lactescent . Chiffonnées

Des fanes par milliers sont crayonnées

Contre le roc qui halène à frémir,

Devant l' embrun opaque.

 

 

Livide un rai transperce blêmissant

Des rameaux nains qui grincent et conspirent

Sous l' assaut sépulcral ; ils se déchirent

Tous racornis sur l' adret glapissant

Au bord du mur opaque.

 

 

S'éparpille en éclat un vieux linteau

Qui tonne morcelé ; la mer austère

Le déglutit le jette sur la terre

Tel un geyser , où son fort staccato

Braille d'un ton opaque .

 

 

véronique henry

Novembre 2017

 

 

 

 

 


 




18/11/2017
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