poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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PEINTURE et POESIE 2018


Auprès du clapotis de l'eau

William Stephen Coleman.jpg

 

 

 

William stephen Coleman

peintre anglais

( 1847-1884 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fillette ne sait qu'un ciel s'offre laiteux

Assise sur un roc vers la mer qui la berce,

Et qui l' halène autant que l'ample chevelure

Qui serpente avec soin au vent si velouteux,

Dont flotte sa crinière ocre qui se disperse

Pour s' ébouriffer ivre à sa douce brûlure.

 

 

Elle saisit que le remous ne soit pâteux

Auprès du clapotis de l'eau qui se déverse,

Et qu'il l' attrait pour la griser à sa lecture.

Absorbée en son livre au delà si goûteux

Elle en oublie à nul devoir craindre l' averse;

Or la grève lui plait à ne daigner conclure !

 

 

Le zéphyr n' a levé son rondelet chapeau

Ni le ressac n' a pu la soumettre de rire,

 Pour la déconcentrer il faudrait un drapeau

Qui cueillerait son œil à la couleur noisette.

 

 

 

Comment ne pas mollir à la voir nous charmer

Et nous tendre la joue afin de mieux sourire,

Mais son coquet minois se moque de risette !

On se complaît de l' admirer sans l'alarmer .

 

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


08/08/2018
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Sur le cœur d'un pétale

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June dubley

peintre américaine contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

Au milieu des pavots vermeils dans le courtil,

Une amène fillette opte à plier l' échine

Sur le cœur du pétale où s' ébauche un pistil

Qui la fascine et plaît à son œil qui s'incline.

 

 

Elle observe grivoise en la cour du mesnil

La curieuse fleur telle une colombine

Qui la ravit près d'un massif loin du fenil,

D'être aussi rubiconde où son ris se dodine.

 

 

Avec intelligence elle met au panier

Quelques coquelicots prêts à les manier

Pour faire un gros bouquet posé dans l' herbacée,

Afin que leurs jolis tons demeurent sanguins.

 

 

Quelle exquise frimousse à la natte lacée

Qui sait se vêtir pourpre aux habits si conjoints,

Que même la barrière en son dos n' est lassée

À la voir s'ébaudir coquette sans besoins!

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 


22/07/2018
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Au gré de la ruelle

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Gaetano Bellei 

peintre italien 

( 1857-1922)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La gifle du vent enfle entraîne un grain rageur

Contre les corps trempés dont les flancs se rapprochent,

Quand l'averse a mouillé les robes qui flânochent

Au gré de la ruelle où souffle un air vengeur.

 

 

Deux jouvencelles font un ris qui naît allègre,

Où le temps pluvieux sur les pavés glissants

 Ruisselle si gaillard que leurs seins frémissants

Semblent jouir de l'eau qui n'est nullement aigre!

 

 

Vole une écharpe rouge au dessus de leurs fronts

Qu'une aimable main serre avec délicatesse,

Pendant que l' autre vient saisir telle une altesse

Le corset de sa sœur d'un geste sans affront.

 

 

Auprès de leur gaieté qui s' étreint gracieuse

Oh que l' entente plaît d' émaner radieuse!

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


20/07/2018
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À la veillée

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Daniel f. gerhartz

peintre américain 

né en 1965

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous la lueur d'un candélabre à la veillée

Un regard brun se pose au milieu du lutrin;

Au devant d'un feuillet quand l' étude est choyée

entre les doigts soyeux de l' harpiste éveillée,

Il déchiffre avec soins l' arpège et son refrain.

 

 

Rien ne peut l'entraver il conduit la musique

Qui pleut à flots, où des longs bras luminescents

Bougent si gracieux sous l' accort mélodique,

Que se plient les poignets parmi le jeu phonique,

Dont un minois s'éclaire en l' éther flavescent.

 

 

Sur le tabouret siège une dame sereine

Contre un bouquet garni de roses; elle tient

Altière pour entendre un accent qui l' entraîne,

Car son oreille accueille un son pour qu'il s' égrène;

Quelle idyllique icône hantée au jeu qui vient!

 

 

Dans sa toilette en soie à la couleur noirâtre

Et son chignon coiffé de blonds cheveux ambrés,

Elle ravit son cœur d'une lyre folâtre

Qui sait l' amouracher la chérir près de l' âtre,

Dès qu'un brasier flamboie en ses cils non marbrés.

 

 

La harpe à son épaule étoffe la lumière

Qui la complaît à se vêtir dans son boudoir,

dont les fleurs ont suinté leur parfum d'une œillère

Qui l' embellit la nacre oh telle une rosière;

Comment ne pas l'aimer ni lui dire au revoir! 

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 



 


15/07/2018
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Dès que la lumière oint

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 Ramòn VILANOVA FORCADA

Peintre espagnol né en 1947

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S'emmêlent en l' éther par dessus la colline,

Des cumulus avec la mer dont le ressac

Vient aduler les bords rocheux de santoline;

Quel noble jardinet plongeant tel un lourd sac!

 

 

L'esplanade nourrit quelques plantes frangeuses

Qui vont nantir le vert gazon de ses massifs,

Dès que la lumière oint sur les pousses soyeuses

Où des iris violacés moirent les ifs.

 

 

Leurs pétales charnus d'une couleur bleuâtre

Font que cet écrin puisse être en outre charmant,

Accolé d'un palmier qui se dévoile amant!

 

 

Oh que j'eusse adoré sur ce versant d'albâtre

M'y promener m'asseoir sur la chaise au soleil,

Sans qu'aucune douleur n'aille hanter mon éveil!

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


10/07/2018
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