poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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PEINTURE et POESIE 2018


Sur les collines

Anna Althea Hills.jpg

 

Anna Altea

 Peintre née aux États-Unis 

( 1882-1930)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques tâches de sang ont nimbé les collines.

 

 

Sur le sentier qui grimpe où des fleurs purpurines

Se noient entre ses flancs virant incandescents,

Qu'il m' est plaisant de regarder les étamines

Et de vouloir fouler les prés luminescents.

 

 

Devant cette couleur pourpre ainsi mes rétines

Ont pu mirer sitôt les coteaux bien verdis,

Au milieu d'une lande où maintes vipérines

Pullulent en îlots parmi les monts ourdis. 

 

 

Sur les pentes ayant vêtu leurs mousselines

S'enrobent hors des rocs pleins d' éparses racines,

Quand les rhododendrons se complaisent gourmets.

 

 

Par dessus l' horizon leurs touffes grenadines

Se mêlent à la mer que l'on scrute aux sommets,

Et sa brise nous nargue et conquiert nos narines.

 

 

Comment ne pas aimer ce sang sur les collines !

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


01/09/2018
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Au milieu du pâquis

Henri Gaston Darien.jpg

 

 

 

Peintre français Henri Gaston Darien

né à paris ( 1864-1926 )

 

 

 

 

 

 

 

 

Que l' endroit est plaisant auprès de la chaumière

Lorsque naît un sommeil qui musarde l' été,

Quand la chaleur étreint l' hôtesse en sa lumière

Qui siège en son hamac pour qu'il soit hébété.

 

 

Quel élégant profil dans ses habits vénustes

Qui se repose au frais en dehors du pâquis,

Ayant laissé son blanc chapeau sous les arbustes

Qui traîne entre les fleurs parmi l'ombrage acquis.

 

 

Elle s' est endormie, apaisée où sa sieste

Se perd sous la ramure , et le jardin se plaît

De la voir s'assoupir, de languir sans nul geste,

Dont il s' émeut sur sa toilette et son reflet.

 

 

La vaisselle du thé sur le plateau n' abreuve

Plus son gosier d'une boisson qui ne l' éprend;

Pourtant sous la touffeur du zénith quelle épreuve !

De ne point ressentir la soif qui ne comprend.

 

 

Oh que j'aurais aimé prôner en cette toile

Afin de me bercer dessous la frondaison,

Et me vêtir d'un ample lin qui se dévoile

Au sein de ce cottage orné de floraison.

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


22/08/2018
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Auprès du clapotis de l'eau

William Stephen Coleman.jpg

 

 

 

William stephen Coleman

peintre anglais

( 1847-1884 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fillette ne sait qu'un ciel s'offre laiteux

Assise sur un roc vers la mer qui la berce,

Et qui l' halène autant que l'ample chevelure

Qui serpente avec soin au vent si velouteux,

Dont flotte sa crinière ocre qui se disperse

Pour s' ébouriffer ivre à sa douce brûlure.

 

 

Elle saisit que le remous ne soit pâteux

Auprès du clapotis de l'eau qui se déverse,

Et qu'il l' attrait pour la griser à sa lecture.

Absorbée en son livre au delà si goûteux

Elle en oublie à nul devoir craindre l' averse;

Or la grève lui plait à ne daigner conclure !

 

 

Le zéphyr n' a levé son rondelet chapeau

Ni le ressac n' a pu la soumettre de rire,

 Pour la déconcentrer il faudrait un drapeau

Qui cueillerait son œil à la couleur noisette.

 

 

 

Comment ne pas mollir à la voir nous charmer

Et nous tendre la joue afin de mieux sourire,

Mais son coquet minois se moque de risette !

On se complaît de l' admirer sans l'alarmer .

 

 

 

 

 

véronique henry

Août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


08/08/2018
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Sur le cœur d'un pétale

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June dubley

peintre américaine contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

Au milieu des pavots vermeils dans le courtil,

Une amène fillette opte à plier l' échine

Sur le cœur du pétale où s' ébauche un pistil

Qui la fascine et plaît à son œil qui s'incline.

 

 

Elle observe grivoise en la cour du mesnil

La curieuse fleur telle une colombine

Qui la ravit près d'un massif loin du fenil,

D'être aussi rubiconde où son ris se dodine.

 

 

Avec intelligence elle met au panier

Quelques coquelicots prêts à les manier

Pour faire un gros bouquet posé dans l' herbacée,

Afin que leurs jolis tons demeurent sanguins.

 

 

Quelle exquise frimousse à la natte lacée

Qui sait se vêtir pourpre aux habits si conjoints,

Que même la barrière en son dos n' est lassée

À la voir s'ébaudir coquette sans besoins!

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 


22/07/2018
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Au gré de la ruelle

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Gaetano Bellei 

peintre italien 

( 1857-1922)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La gifle du vent enfle entraîne un grain rageur

Contre les corps trempés dont les flancs se rapprochent,

Quand l'averse a mouillé les robes qui flânochent

Au gré de la ruelle où souffle un air vengeur.

 

 

Deux jouvencelles font un ris qui naît allègre,

Où le temps pluvieux sur les pavés glissants

 Ruisselle si gaillard que leurs seins frémissants

Semblent jouir de l'eau qui n'est nullement aigre!

 

 

Vole une écharpe rouge au dessus de leurs fronts

Qu'une aimable main serre avec délicatesse,

Pendant que l' autre vient saisir telle une altesse

Le corset de sa sœur d'un geste sans affront.

 

 

Auprès de leur gaieté qui s' étreint gracieuse

Oh que l' entente plaît d' émaner radieuse!

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


20/07/2018
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