poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

Sur l' espalier mural

30712966_1922212751146794_7533464171527012352_n.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

Quand la giroflée odorante

Immerge son embrun dans le même repli

Que la glycine itinérante,

Alors le vert treillis est conquis sur son lit .

Sous la lumière flegmatique

Qui se teint d'un ton ocre, ainsi le jour lustral

Goûte le suc aromatique

Qui s' est agglutiné sur l'espalier mural ,

Sans que le vent ne soit souffrance.

Sitôt les fleurs ont su ravir par leur bienfait

L'aube qui point avec fragrance,

Pour nulle la ternir d'un muscat imparfait .

Se mue au cœur de ma fenêtre

Et jusque sous mon drap leur nectar emmiellé

Qui refuse de se soumettre,

Quand le vantail se ferme au courant d'air mêlé .

 

 

 

 

 

véronique henry

Mai 2019

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


18/05/2019
11 Poster un commentaire

Dans les buissons

54727398_10219103157435602_4985196371855278080_n.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lugubre était le ciel au bout de la ruelle

Dès que l'obscurité grossit,

Et le silence enflait contre la citadelle

Lui donnant un masque endurci.

 

 

Aucun bruit ne sortit du dehors, la citée

Retenait plaintes et frissons.

Puis d'un seul coup le vent gémit en la nuitée

Faisant enfler de gros buissons.

 

 

Se mirent à chuinter de nombreuses clochettes

Au bord du canal fort brumeux.

De les entendre ouïr au milieu des branchettes

 

 

Sans que ne mussent les rameux

J'ai cru mourir ! Or quelques chevêchettes

Crièrent dans le soir crémeux.

 

 

 

 

véronique henry

Mai 2019

 

 

 

* chevêchette : rapace diurne

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


14/05/2019
16 Poster un commentaire

Au cœur de mon éden

45879620_2208435586068133_8292933119535742976_n.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

Auprès des ans qui m' ont fané, verrai-je encor

Vers mon prochain croître mes pousses

Que j'ai su complanter ? pas sur ! En ce décor

Qui pourtant renaît de fleurs douces,

Je m'inquiète et pense au temps qui s' est enfui

Et qui trotte vers la vieillesse.

Il me faut que ce spleen se sente évanoui

Dans mon vert courtil qui progresse,

Et que je dois veiller à se fructifier

Pour qu'il me pressente tranquille

Au cœur du végétal, sans plus me méfier

Du cadran qui se joint habile .

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Mai 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 



08/05/2019
8 Poster un commentaire

À travers une brèche

57034625_2377991625578780_2968268764602171392_n.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ayant croisé sur le sentier

Au détour d'une laie avec sa grande flèche,

Le vieux cloître près du quartier

M' apparut irréel au cœur d'une ample brèche.

 

 

Jamais je ne l'avais perçu

Plus tôt ; il a fallu qu'un souffle se produise

Pour que j'allasse à mon insu

Derrière un éboulis avant qu'il ne m' enduise !

 

 

Sitôt les cheveux poussiéreux,

Je le vis circonspecte en ce fatras énorme,

Quand son dôme advint gruyéreux .

 

 

Les yeux écarquillés devant son mur difforme

Qui se mit à frémir scabreux,

Je partis en voulant éviter un vieil orme !

 

 

 

véronique henry

Mai 2019

 

 

 

 

 

 


 

 


04/05/2019
12 Poster un commentaire

En dessous du grenier

hermine_002.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Un léger cri soudain en dessous du grenier

Se fit sentir et remuait hors de la paille.

Qu' était ce donc qui tressautait ? -quelle pagaille !

Seul le vent répondit contre le pigeonnier .

 

 

Aurai-je eu la berlue au fond de la remise 

En ne voyant que du foin sec éparpillé ?

 Certaine j'entendis qu'un bond a sautillé

Malgré qu' Éole sut s'engouffrer à sa guise .

 

 

Une touffe de poil émergea des fagots,

Et vint frôler ma tête ainsi que la soupente.

Aussitôt une hermine a fui de la charpente,

Et toupilla surprise autour de verts ligots .

 

 

Follette elle fonça vers le seuil du vieux porche,

Et sortit au dehors pour nicher dans un creux.

Je fouinai les buis le terrain bruyéreux,

 Nul rongeur ne se plut sous le bout de ma torche .

 

 

J'ai refermé derrière moi le portillon

Qui grinçait sépulcral au cœur de la pénombre;

Or je frémis pantoise à la prunelle sombre

Au pelage si blanc qui surgit du layon .

 

 

 

véronique henry

Avril 2019

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


18/04/2019
14 Poster un commentaire


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser