poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Sous le grenier

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L' ancêtre baldaquin tel un fruste sarment,

Geint de n'avoir pas eu sur lui dans la mansarde,

L' étole de la lune afin qu'elle s' attarde,

 Se complaise à l' étreindre enfin en vieil amant .

 

Inquiet il attend que le pourpre en son tulle,

Colore la litière au moins pour l' assoupir;

Las, croyant la saisir, il n' entend qu'un soupir

Qui fait trembler son édredon et capitule .

 

Seul lui répond le froid qui gîte au plafonnier;

N' en pouvant plus il jette alors ses couvertures

Qui filent dans leur chute au milieu d'un panier.

 

Verrai-je un jour ma dulcinée en ses boutures

Qui viendront me couvrir de leur moire au grenier ?

Ô Nyx comprends-tu lors mes viles courbatures !

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2019

 

 

 

 

 

 


 

 


17/09/2019
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Des perles d' or

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Mise en page de Flormed  

 

 

 

Flaires-tu de ton sein , le clapotis de l' eau

Qui vient vers toi gémir-Ô nymphe des rivières -

N 'est ce pas une bulle écumant sous les pierres ?

Qui joue avec ta cape et l' entraîne en son flot .

 

Ressens-tu ce bouillon qui remue, enfle l'onde,

Frisottant ta crinière ayant su se poudrer,

De perles d'or qui vont jusqu'à se méandrer*,

Dans le torrent où ta baignade oint rubiconde .

 

Ô fée aimant te revêtir d'humidité,

Tu ne veux point comprendre au babil de ta source,

Que navigue Apollon avec félinité .

 

Saisis-tu que l' émoi qui dérive en sa course,

Flotte pour t 'amoindrir à la félicité ;

Maintes fois votre vrille embrassa la grande Ourse ;

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2019

 

 

 

 

* : méandrer : Faire des méandres

 

 

 

 

 


 

 

Elle peut faire les oiseaux et les abeilles
Se mettre à genoux
Elle peut chuchoter à la brise
Et lui faire arracher l’aboiement des arbres

Elle peut faire sonner un anneau de corne de brume
Elle peut faire bouger la montagne
Elle va te faire couper l’ aile
Elle va avoir tes larmes à chanter

Elle est juste une petite fille de changement
Mais elle est un monde pour moi

Elle peut transformer sa chair en acier
Mais elle ne peut pas guérir de ses cicatrices
Elle peut vous faire penser qu'elle est réelle
Elle peut faire un zeste de diamant

Elle peut obtenir votre lit pour rétrécir
elle peut obtenir vos oreilles à clignoter
elle peut vous faire les yeux de penser
et elle peut obtenir un cheval à boire ,

elle est juste un petit ...

 

 
 
 
 
 

 

 


14/09/2019
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Sur les coteaux

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Cuits par l' astre solaire âpre et glouton,

Les raisins sur la vigne ont su mûrir,

Imprégnant l'air ainsi que mon veston,

De leurs muscats ayant su s' entrouvrir.

 

 

Dès lors sur les coteaux gorgés de sucre

Quand les grains ont abreuvé ma cueillette,

Ma peau perla, sua pleine de mucre *,

Et ruissela son miel en la sarriette .

 

 

Séduit par le nectar qui s' étala,

Le cépage exhuma sa quintessence

Qui sur mon corps transpirant l'inhala ;

Ô vendange vis-tu ma nitescence ?

 

 

 

véronique henry

Septembre 2019

 

* mucre : qui sent le relent

 

 

 

 

 

 


 


11/09/2019
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Au bord de la fontaine

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Mise en page de Flormed  

 

 

 

 

 

 

 

Ô ma bouche gourmande ! iras-tu des ramures 

Dès demain recueillir quelques grappes de mûres 

Qui sont sur la fontaine afin de t 'abreuver ?

 

Ô mon cœur n' attend pas que l' été ne s' estompe!

Et va courir les prendre avant qu'il ne se trompe,

À vouloir les pourrir et les faire crever .

 

Ô ma main sauras-tu les mettre en la corbeille ?

Sans déjà les saisir au revers de la treille;

Ma lèvre n' en peut plus Laisse la se gaver !

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2019

 

 

 

 

 

 

 



10/09/2019
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Dès l'aube du levant

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Mise en page de Flormed 

 

 

 

 

Voilà que vient transir sur les feuilles, la rouille

Qui guigne à se mouvoir sous l' écorce du vent;

Elle tient à figer la première dépouille

Qui se nivellera sur le limon vivant.

 

Écoutez la ravir du compost qu'elle fouille,

Le givre saupoudré dès l' aube du levant,

Pour aller le chancir par dessus la citrouille,

Afin qu'elle transpire à son grenat savant.

 

La vermoulure a su donc piquer la grenouille,

Qui revêche s' enfuit sous le mur du couvent,

Pour s' abriter du mors qui ne veut que sa trouille.

 

Le grain de son pinceau ronge alors le devant

Du fer de la tonnelle ainsi que la quenouille;

Lors le courtil se plaint d'être hélas le suivant.

 

 

 

véronique henry

Septembre 2019

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


06/09/2019
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