poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Oh pourquoi me priver ?

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Oh que j'aime le suc de fragrance fleurie !

Qui chaque jour me flatte en mon peignoir satin,

Quand sur mon cou cette senteur fuse au matin.

 

 

Comment ne pas chérir cette coquetterie ?

Qui séduit ma toilette à l' éveil non lointain,

Quand sur mon cou cette senteur fuse au matin.

 

 

Ce bel embrun me plait dans sa cajolerie,

Dont ma chair est troublée en son douceâtre instinct,

Quand sur mon cou cette senteur fuse au matin.

 

 

De flairer le nectar pris dans ma lingerie,

Mon âme luit grivoise à ce tendre butin,

Quand sur mon cou cette senteur fuse au matin.

 

 

Oh pourquoi me priver de sa galanterie ?

Ne plus jamais goûter cet encens florentin !

Quand sur mon cou cette senteur fuse au matin.

 

 

Lors étant habillée en ma mauve soierie,

Je ne renoncerais à ce miel libertin ,

Quand sur mon cou cette senteur fuse au matin .

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2018

 

  

 

 

 

 



19/09/2018
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Dessous le marronnier

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Sous la poigne du vent sur le toit du grenier,

La soupente vieillotte émit des cabrioles,

Qui craquaient dans la cour de l' ample pigeonnier,

Quand le grain lourd vint dissiper quelques fioles.

 

 

Des tuiles s' envolaient dessous le marronnier

Gisant près du hangar, et maintes babioles

Choyaient contre les murs tombant hors d'un panier,

Qui valsa dans l' enclos poudré de folioles.

 

 

Les paysans craignaient que le nerf orageux

Ait semé le démon dans leur gîte herbageux,

Jamais ils n' avaient vu de pareille tornade !

 

 

Afin de s' égayer pour ne plus avoir peur,

Ils burent du vin chaud miellé de cassonade,

Or le tanin suret pervertit leur torpeur !

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


19/09/2018
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Tel un tambour

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Dehors l'air est paisible, oh, comme c' est étrange !

Aucun souffle ne vient perturber le rictus,

Qui pourtant gronde et grogne au cœur de mon plexus,

Tel un tambour il tape hélas et me dérange .

 

 

Devant le fruit chanci qui me fait tant frémir,

Comment freiner ? Oh ciel ! ce goût qui veut vomir,

Quand un fluet gamin s' étouffe en son haleine.

 

 

Dès lors ma quiétude a fui parmi l' hiver,

À chaque fois que mon esprit file sans laine ,

Dès qu'une épreuve vêt son venin âcre et vert.

 

 

Combien ai-je connu de vastes débandades ?

Pour que mon cher fiston se soigne à l'hôpital,

Maintenant c' est au tour du petit ! Quel mental

Ne peut t'il nul entendre intact quelques saudades ?

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2018

 

 

 

 

( dédié à mon premier fils Yohann-

Et à mon deuxième petit-fils Kaenan)

 

 

 

 

 

 

 


 

 


15/09/2018
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Sur les vallons

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Quand l'aurore a versé ses premières étreintes

Au milieu d'une combe où siffle un rossignol,

Circulent des odeurs qui vont de leurs empreintes

Imprégner le terroir du pays Cévenol .

 

 

Sur les vallons boisés qui n'ont aucunes craintes

De voir courir dès le matin un esquirol,

L'automne vient les enlacer sans douces feintes.

 

 

Quelques fumets glissent des toits sur le granit,

Où le lichen s' accroît pour couvrir les rocailles;

Les châtaigniers se sont haussés face au zénith

Qui perce leur ramille ainsi que les broussailles.

 

 

Oh que cette contrée à l' envol d'un titit

Est rustique et profonde, où vibrent les sonnailles

Dès que la tramontane a couché l' aconit .

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 



14/09/2018
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Quand le sommeil ne vient

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Dans le silence un cri retentit, son écho

Dans la nuit se propage à travers le feuillage

Verdoyant de l'adret, et m'offre un flamenco

Dont ma lèvre sourit s'ouvrant à son sillage.

 

 

À remuer en le lin blanc d'un caraco,

Je reconnais la tendre voix d'un babillage,

Qui chaque soir m' enchante et naît près du gingko,

Qui borde mon vitrail non loin d'un vieux treillage.

 

 

Je la guette et l' attends, quand le sommeil ne vient

Pas m'engourdir dans aucun nid; dès lors parvient

Malgré l'heure tardive un froufrou d'une branche.

 

 

Enfin la linotte hôle adoucissant mes maux,

Et son hululement apaise les rameaux,

Qui sous le vent nocturne ont bercé la calanche.

 

 

Tôt le froncis épars de la lune se vêt

D'un dais ocreux qui nargue aussitôt ma couette,

Pour mieux la rassurer d'entendre une chouette.

 

 

Oh que j'aimerai tant la voir de mon chevet,

Quand le reflet astral étend son aquarelle,

Hélas son chant s' enfuit hors d'un buisson de prêle.

 

 

 

 

 

véronique henry

Septembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


11/09/2018
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