poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Sur le vieux bourg

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J'aurais aimé que n'enfantât le jour

Et que la nuit ne cessât, car la lune

Aurait pu refléter sur le vieux bourg

Sa gerbe d'or et lustrer la lagune.

 

 

Hélas parut un matin brouillasseux

Et mon espoir se navra sans sa torche,

Dès lors mon cœur s'étreignit trop poisseux

Et ne voulut sommeiller sous le porche.

 

 

J'aurais aimé que n'enfantât le jour

Et que la nuit ne cessât, car la lune

Aurait pu refléter sur le vieux bourg

Sa gerbe d'or et lustrer la lagune.

 

 

Malgré la pluie il me prit de flâner

Au dehors du logis pour voir la grève

Afin que mon cafard sût s' effaner;

Or devant la marée aucune trêve!

 

 

J'aurais aimé que n'enfantât le jour

Et que la nuit ne cessât, car la lune

Aurait pu refléter sur le vieux bourg

Sa gerbe d'or et lustrer la lagune.

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


17/07/2018
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À la veillée

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Daniel f. gerhartz

peintre américain 

né en 1965

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous la lueur d'un candélabre à la veillée

Un regard brun se pose au milieu du lutrin;

Au devant d'un feuillet quand l' étude est choyée

entre les doigts soyeux de l' harpiste éveillée,

Il déchiffre avec soins l' arpège et son refrain.

 

 

Rien ne peut l'entraver il conduit la musique

Qui pleut à flots, où des longs bras luminescents

Bougent si gracieux sous l' accort mélodique,

Que se plient les poignets parmi le jeu phonique,

Dont un minois s'éclaire en l' éther flavescent.

 

 

Sur le tabouret siège une dame sereine

Contre un bouquet garni de roses; elle tient

Altière pour entendre un accent qui l' entraîne,

Car son oreille accueille un son pour qu'il s' égrène;

Quelle idyllique icône hantée au jeu qui vient!

 

 

Dans sa toilette en soie à la couleur noirâtre

Et son chignon coiffé de blonds cheveux ambrés,

Elle ravit son cœur d'une lyre folâtre

Qui sait l' amouracher la chérir près de l' âtre,

Dès qu'un brasier flamboie en ses cils non marbrés.

 

 

La harpe à son épaule étoffe la lumière

Qui la complaît à se vêtir dans son boudoir,

dont les fleurs ont suinté leur parfum d'une œillère

Qui l' embellit la nacre oh telle une rosière;

Comment ne pas l'aimer ni lui dire au revoir! 

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 



 


15/07/2018
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Un bourdon gravite

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Près d'un chèvrefeuille fleuri

Un bourdon gravite et butine,

Puis il patine

De ses pattes la gélatine

Qui s' agglutine 

Au cœur d'un limbe ainsi nourri.

 

 

L'insecte tourne en rond, il vire

Malgré qu'il s'englue au sirop

Vers un sureau

Sans y voir.Or un ramereau

Dans le terreau

Le croise apeuré qu'il soupire!

 

 

Près d'un chèvrefeuille fleuri

Un bourdon gravite et butine,

Puis il patine

De ses pattes la gélatine

Qui s'agglutine

Au cœur d'un limbe ainsi nourri.

 

 

Sitôt face à la gélinotte

Qui l' avise d'un ton aigret,

Il est discret

Ne l'entend et vole d'un trait

Si guilleret,

Qu'il se coince parmi l' anotte.

 

 

Près d'un chèvrefeuille fleuri

Un bourdon gravite et butine,

Puis il patine

De ses pattes la gélatine

Qui s' agglutine

Au cœur d'un limbe ainsi nourri.

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


13/07/2018
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hors de la tiédeur

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N'osant troubler mes cils de peur à me navrer

Hors de la tiédeur mièvre, et de vouloir braver

La moindre inquiétude hélas qui me réveille,

 

 

Sitôt colle à mon sein un brocart opalin.

 

 

À somnoler atone où nul ne me surveille,

Sauf l'aube qui s'habille et me cueille aussitôt

De son dais hyalin pour qu'un moelleux manteau

Aime me revêtir afin qu'il m' ensoleille.

 

 

Seul le clair-obscur vient sur mon tulle opalin.

 

 

Sous l'œil d'un rai qui me rencontre avec instance

Je tarde à ne frayer aucun essor furet,

Dès fois que je vomisse en mon for un fleuret

Qui poignarde ma plaie éclose en sa laitance;

 Qu'il me plait l'édredon me couvrant opalin!

 

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

  

 

 

 

 

 

 


12/07/2018
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Dès que la lumière oint

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 Ramòn VILANOVA FORCADA

Peintre espagnol né en 1947

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S'emmêlent en l' éther par dessus la colline,

Des cumulus avec la mer dont le ressac

Vient aduler les bords rocheux de santoline;

Quel noble jardinet plongeant tel un lourd sac!

 

 

L'esplanade nourrit quelques plantes frangeuses

Qui vont nantir le vert gazon de ses massifs,

Dès que la lumière oint sur les pousses soyeuses

Où des iris violacés moirent les ifs.

 

 

Leurs pétales charnus d'une couleur bleuâtre

Font que cet écrin puisse être en outre charmant,

Accolé d'un palmier qui se dévoile amant!

 

 

Oh que j'eusse adoré sur ce versant d'albâtre

M'y promener m'asseoir sur la chaise au soleil,

Sans qu'aucune douleur n'aille hanter mon éveil!

 

 

 

 

 

véronique henry

Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


10/07/2018
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