poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Entre les roulis de la mer

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Au bord de mon esquif qui tangue

Parmi les roulis de la mer,

Se dessèche alors la calangue

Ainsi raidie au sel amer.

 

 

Parmi les roulis de la mer

Ma barque ballotte et s' égare,

Ainsi raidie au sel amer

Du promontoire qui l' amarre.

 

 

Ma barque ballotte et s' égare

Devant le belvédère ardu,

Du promontoire qui l' amarre

Mais semble nicher suspendu.

 

 

Devant le belvédère ardu

Mon front suant se fronce et guette,

Mais semble nicher suspendu

Sur l' escarpement d'une arête.

 

 

Mon front suant se fronce et guette

La grotte à travers le rempart,

Sur l' escarpement d'une arête

Dont je vois l' antre d'un départ.

 

 

La grotte à travers le rempart

Me fait accoster sur la digue,

Dont je vois l' antre d' un départ

Dissimulé dans la garrigue.

 

 

Me fait accoster sur la digue

Un escalier pris de hauteur,

Dissimulé dans la garrigue

Où le vent me sangle flatteur.

 

 

Un escalier pris de hauteur,

Se dessèche alors la calangue

Où le vent me sangle flatteur

Au bord de mon esquif qui tangue.

 

 

 

 

véronique henry

Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Si vous pouviez lire dans mes pensées, mon amour 
Quel conte mes pensées pourraient raconter 
Tout comme un film 
d'autrefois «Sortir un fantôme d'un puits» 
Dans un château sombre ou une forteresse forte 
Avec des chaînes sur mes pieds 
Tu sais que ce fantôme est moi 
Et je ne serai jamais libéré 
Tant que je suis un fantôme que tu ne peux pas voir

Si je pouvais lire dans ton esprit, aimer 
Quel conte tes pensées pourraient raconter 
Tout comme un roman de poche 
Le genre que les pharmacies vendent 
Quand tu atteins la partie où les chagrins viennent 
Le héros serait moi 
Mais les héros échouent souvent 
Et tu ne liras pas ça livre encore 
Parce que la fin est trop difficile à prendre

 

Je repartirais comme une star de cinéma 
Qui se brûle dans un script à trois voies 
Entre le numéro deux 
Une reine de cinéma pour jouer la scène 
De ramener toutes les bonnes choses en moi 
Mais pour l'amour maintenant, soyons réalistes 
Je n'aurais jamais pensé pouvoir agir de cette façon 
et je dois dire que je ne comprends pas ce que 
je ne sais pas où nous nous sommes trompés 
Mais le sentiment est parti et je ne peux pas le récupérer 
Si vous pouviez lire dans mon esprit, l' amour 
Quel Le conte que mes pensées pouvaient raconter 
Tout comme un film 
d'autrefois «Sortir un fantôme d'un puits» 
Dans un château sombre ou une forteresse forte 
Avec des chaînes sur mes pieds 
Mais les histoires finissent toujours 
Et si vous lisez entre les lignes
Vous saurez que j'essaie juste de comprendre 
Les sentiments qui vous manquent 
Je n'ai jamais pensé que je pourrais ressentir de cette façon 
Et je dois dire que je ne comprends pas 
Je ne sais pas où nous nous sommes trompés 
Mais le sentiment est parti et je ne peux tout simplement pas le récupérer

 

 

 


19/04/2018
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Tel un bourdon

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Au milieu des arums mon sang a délité,

Tel un bourdon ayant sombré sur la chaussée

Ne pouvant sous la pluie éviter la saucée;

Il se morfond d' être gorgé d' humidité.

 

Le courtil s' est couvert par l'ample densité

D'une averse bouffie influant le refuge

Ancré dans mon cerveau qui guigne à ce déluge;

Il se morfond d'être gorgé d' humidité.

 

L'insecte sous la grêle avec vitalité

A su se cramponner contre un caduc grillage

Où mon spleen le discerne à grigner d'un feuillage;

Il se morfond d'être gorgé d'humidité.

 

Au milieu des arums mon sang a délité

Il se morfond d'être gorgé d'humidité.

 

 

 

 

Véronique henry

Avril 2018

 

 

 

 

 

 


 

 

Au bord de la rivière par les bateaux 
Où tout le monde va être seul 
Où vous ne verrez pas de soleil levant 
Vers le fleuve nous courrons
 
Quand par l'eau nous buvons à la lie 
Regardez les pierres sur le lit de la rivière 
Je peux dire de vos yeux 
Vous n'avez jamais été au bord de la rivière
 
Au bord de l'eau le lit de la rivière 
Quelqu'un vous appelle quelqu'un dit 
Nage avec le courant et flotte au 
bord de la rivière tous les jours
 
Oh mon dieu, je vois comment tout est déchiré dans la rivière 
et je ne sais pas pourquoi je vais le long 
de la rivière
 
Quand cette vieille rivière passe devant tes yeux 
Pour laver la terre sur le bord de la rivière 
Va à l'eau donc tout près 
La rivière sera tes yeux et tes oreilles
 
Je marche aux frontières par mes propres 
Chutes dans l'eau comme une pierre 
Réfrigérée à la moelle dans les os 
Pourquoi ...
 
 

16/04/2018
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Vers la lumière

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Pour que les fleurs prospèrent plantureuses,

Le soleil fait gominer son feston

Et poudroyer leurs corolles ocreuses,

Sous le miroir mûri de son veston .

 

 

Le soleil fait gominer son feston

Afin qu'il emmaillotte en la sommière,

Sous le miroir mûri de son veston

Les feuilles du rosier vers la lumière.

 

 

Afin qu'il emmaillotte en la sommière

Des grappes ont croulé sur les étangs,

Les feuilles du rosier vers la lumière

Volent pour que les vents soient frisottants.

 

 

Des grappes ont croulé sur les étangs,

Gorgeant leurs sucs mielleux emplis d' essence,

Volent pour que les vents soient frisottants

Pour qu'ils aillent ciller sans turgescence.

 

 

Gorgeant leurs sucs mielleux emplis d'essence,

Les vieux treillis cachés sous les tilleuls

Pour qu'ils aillent ciller sans turgescence,

Désormais prôneront près des glaïeuls.

 

 

Les vieux treillis cachés sous les tilleuls

Qui sont offrants aux faines bruyéreuses,

Désormais prôneront près des glaïeuls

Pour que les fleurs prospèrent plantureuses.

 

 

 

 

 

véronique henry

Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 



12/04/2018
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Au delà de l' embrune

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L' astre roussâtre oignait cette belle lagune

Irradiant le phare ainsi que les genêts,

Dont les taillis ocrés tels des doux coussinets

Se mirent à fleurir au delà de l'embrune.

 

 

Nos corps ont pu s' apprécier sur la callune

Éparse entre les rocs florissant leurs contours,

Dès que le ciel d'argent nous charma sans détours

Avec sa torche d'or au milieu de l' embrune.

 

 

Devant la mer qui serpentait toute la dune

Nous louâmes les flots autant que les roseaux,

Qui léchèrent nos pieds mouillèrent nos museaux

Derrière le maquis au dessus de l' embrune.

 

 

Se mêlèrent nos ris près de l' ambre lagune

Pour que le vent les arrimât parmi l' embrune.

 

 

véronique henry

Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 



08/04/2018
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Dans le jardin friand

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D'être esseulé je n'ose plus me contenter,

Quand j'entends s' ébahir des tons dans le bocage

Qui me font flageoler auprès d'un marécage

Que j'entrevois confus à ne le fréquenter.

 

 

J' aimerai parcourir et fleurer la cambrousse,

Poursuivre les lézards prêts à se fomenter

En des lieux herbageux parmi la fine mousse.

 

 

Vivant reclus dans mon logis et souffreteux,

Hélas je n'affleurai ces appâts capiteux.

 

 

Depuis je me languis d'une fragrance douce.

 

 

Impatient de m' agacer sur la saison

Qui fermente à ravir au bord de ma fenêtre,

Et d' écouter les passereaux auprès d'un hêtre

Mon cœur se sert de s'y navrer sans fenaison.

 

 

Les arbres ont éclos et séquencent leur pousse

Dans le jardin friand pour mieux ornementer

La tonnelle rouillée ainsi que ma frimousse.

 

 

Mais le sort a guetté que le ciel clapoteux

Ne finisse à suinter sur mes dépits piteux.

 

 

Depuis je me languis d'une fragrance douce.

 

 

 

 

véronique henry

Avril 2018

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Quand le monde autour de toi aura tant changé
Que toutes ces choses que tu frôlais sans danger
Seront devenues si lourdes à bouger
Seront devenues des objets étrangers
Où l'a-t-on rangé
Ce bout de verger
Avec ses fleurs grimpantes
Sa lumière en pente
Couleur de dragée
Quand le monde autour de toi sera mélangé
Que le drap de ta chambre dans l'ombre restera plongé
Que viendra la nuit aux pourpres orangés
Et sans rien de plus peut-être pour te protéger
Où l'a-t-on rangé
Ce bout de verger
Avec sa glycine
Comme une racine
Dans la terre plongée
Jardin des délices
Tourne comme une hélice Dans le fond du crâne
Tourne comme une hélice .

 

Gérard Manset 

 

 

 

 

 

 

 

 


02/04/2018
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