poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Vile frénésie

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Se taisent les logis s' éteignent les lueurs,

Plus de bruits dans les bourgs tout paraît si tranquille.

Parmi l' opacité qui s' ébauche mobile,

Quelques frissons soupirs s' atténuent en sueurs .

 

 

Sur les fronts échinés pas de gestes nieurs,

L'âpreté disparaît sur le sommeil docile,

Omniprésent; la frénésie advient habile,

Quand les lits trop douillets ont leurs rêves rieurs.

 

 

Hélas pleins de vauriens rôdent en les venelles,

À barouder pilleurs pour y pêcher querelles.

Nombreux sont éconduits bouillent dans leurs taudis.

 

 

L'occident a construit une opulence obèse,

N' acceptant point les gueux afin qu'ils soient maudits.

La disette en la nuit n' est que vile fournaise .

 

 

 

véronique henry

Septembre 2017

 

 

 

 

 

 

 


 

  hubert-félix-thiefaine

 

 

Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies
Dans leurs chambres blindées, leurs fleurs sont carnivores
Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie
Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores
Et leurs aéroports se transforment en bunkers
À quatre heures du matin derrière un téléphone
Quand leurs voix qui s´appellent se changent en revolvers
Et s´invitent à calter en se gueulant come on
 
Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
Et se font boire le sang de leurs visions perdues
Et dans leurs yeux-mescal masquant leur nostalgie
Ils voient se dérouler la fin d´une inconnue
Ils voient des rois-fantômes sur des flippers en ruine
Crachant l´amour-folie de leurs nuits-métropoles.
Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin
Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll
 
Les dingues et les paumés se trainent chez les Borgia
Suivis d´un vieil écho jouant du rock ´n´ roll
Puis s´enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night
Essayant d´accrocher un regard à leur khôl
Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé
Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins
Et sont comme les joueurs courant décapités
Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin
 
Les dingues et les paumés s´arrachent leur placenta
Et se greffent un pavé à la place du cerveau
Puis s´offrent des mygales au bout d´un bazooka
En se faisant danser jusqu´au dernier mambo
Ce sont des loups frileux au bras d´une autre mort
Piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal
Ils ont cru s´enivrer des chants de Maldoror
Et maintenant, ils s´écroulent dans leur ombre animale
 
Les dingues et les paumés sacrifient Don Quichotte
Sur l'autel enfumé de leurs fibres nerveuses
Puis ils disent à leur reine en riant du boycott 
La solitude n´est plus une maladie honteuse
Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso
Mon cheval écorché m´appelle au fond d´un bar
Et cet ange qui me gueule : viens chez moi, mon salaud
M´invite à faire danser l´aiguille de mon radar
Paroliers : Hubert-Félix THIEFAINE / Claude MAIRET

 



18/09/2017
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