poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Mourut le clocher

 

Mise en page de Flormed :

 

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Au gré du crépuscule, un glas a su vagir,
Ton humble petit cœur ne pulsait plus, bleuâtre
Il étouffait nerveux , et ta mère olivâtre
Avait cru trépasser sans oser t' assagir .

Dans l'utérus fécond sanglotaient tes entrailles,
Les furtives mains des docteurs ont ouvert,
Incisé la matrice où parvint ton hiver ;
Au souffle suspendu tintèrent les sonnailles .

Point elles n'arrêtaient sous les doigts oppressés,
De ranimer ta sève amollie, oh inerte!
Ronronna ta vigueur patiemment alerte,
Et mourut le clocher par nos vœux empressés .

Quand rosit ton minois distinct d'une feutrine,
Palpitait un tambour dans la nuit non chagrine .
 
iris-véronique henry
Juin 2017
 
(dédié à ma petite fille : Naomie née le 21 juin vers  21h 05 )
 
 

 



30/06/2017
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