poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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Le crépuscule ondoie (glose )

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Mise en page de Flormed .

 

 

 

 

Les marronniers , sur l'air plein d'or et de lourdeurs,

Répandent leurs parfums et semblent les étendre,

On n'ose marcher ni remuer l'air tendre,

De peur déranger le sommeil des odeurs .

Anna de Noailles (1876-1933)

il fera longtemps clair ce soir .

 

 

 

 

 

La tortille se vêt d'un dais faste en blondeurs,

Dès qu' Apollon folâtre avec sa chevelure,

Et qu'il brasse enjoué d'une simple éraflure

Les marronniers , sur l' air d'or et de lourdeurs.

 

 

 

 

Sous les rayons safran qui désirent surprendre

La frondaison, leurs vœux câlinent les bourgeons

De bientôt s' éveiller , afin que les ajoncs

Répandent leurs parfums et semblent les étendre .

 

 

Ne veut point s'endormir au vol d'une calandre,

La bryacée enduite en la grâce du soir,

Dont s' enlace l' éther qui fleurit le terroir,

On n'ose pas marcher ni remuer l'air tendre.

 

 

 

Le crépuscule ondoie inassouvi d'ardeurs,

Il se fige emmêlant ainsi sa dentelure,

Pour poudroyer le parc sans aucune brûlure,

De peur de déranger le sommeil des odeurs .

 

 

 

véronique henry

Septembre 2017

 

 

 

 

 


 

 

 



10/09/2017
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