poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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La moiteur de l' été flanchait (glose)

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Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos

S' est tu ; le pêne grince à la grille rouillée;

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l' enclos.

Albert Samain (1858-1900)

Automne

 

 

 

 

Quelques larmes de pluie ont poudré les ramilles,

Le chaume du cottage autant que des crapauds;

La moiteur de l' été flanchait sur les myrtilles,

Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos .

 

 

Des flaques arrosaient gorgeaient la frondaison,

Qui sous l' averse vive embrunit fort souillée;

Le croassement lourd entre la feuillaison

S'est tu ;le pêne grince à la grille rouillée .

 

 

La bourrasque l' atteint sifflant sur le portail

Qui geint avec son fer corrodé ; vasouillée

L'herbe chigne roidie où broute le bétail,

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée .

 

 

Un fumet gris tournoie étouffe le vieux lierre

Qui grimpait au treillis ; l' âtre plein de dépots

Noirâtres crachotait , il roussit la bruyère

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l'enclos .

 

 

Véronique Henry

Septembre 2017

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 



26/09/2017
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