poesieirisienne- véronique henry -poésies classiques

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POESIES 2017


Une étoffe

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 Mise en page de flormed .

 

 

 

 

Un relent s'infiltre en mon nez , âcre

Et fétide , où l'air lape aigrelet

Finement le limon plein de nacre,

Qui bruine autant qu'un ruisselet .

 

 

Se répand une étoffe embaumée,

Au profond de la vallée infuse,

Dont se nippe errante non paumée,

La ramille orangée et profuse .

 

 

Boit mon cœur la rance feuillaison,

Qui survit avec ce coloris,

Si féru de couleur à foison,

Que charmé se maquille mon ris .

 

 

véronique henry

Octobre 2017

 

 

 

 

 

 



16/10/2017
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Dans un lacis

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Mise en page de flormed .

 

 

 

Ce poème est un hommage rendu

À la ville où j'aime errer et habiter:

"Les andelys -Haute-Normandie-Eure"

 

 

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 La seine et un de ses méandres

 

 

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Le chateau médiéval de Richard Coeur de Lion

 

 

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Les Andelys

 

 

 

 

 

Très matinal dans un ourlet ,cille un hameau

Feutré de son brocart, quand le soleil transperce

D'un javelot une grande herse

Non loin des toits fumants . Le timbre d'un marmot

Retentit et bondit sur la crête où converse

Le crépitement d'une averse .

 

 

En son lacis , la seine émerge un noir sameau

Qui se met à cogner l' écluse , et se déverse

Contre un ponton qui le disperse .

L'observant sur la butte auprès d'un roux rameau,

Le choc de son écho se répand puis traverse

Les parois d'une combe inverse .

 

 

Les coteaux mordorés et les débris du fût

Suivent ainsi le fleuve attiédi de lumières,

Quand l' aube quête les buissières,

À blondir le relief d'un breuil touffu.

 

 

Un épervier tournoie au dessus des vasières,

Et fait clignoter mes yeux . IL est au moindre affût,

Cherche la cause du raffut,

Qui trémule en le bourg et dans les roselières .

 

 

véronique henry

Octobre 2017

 

 

 

 

 


 


10/10/2017
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Une brise nourrie

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Mise en page de flormed .

 

 

 

Tombent les glands sous la chênaie épaisse,

Créant une jonchée ocre et verdâtre,

Dont le compost s' ébaudit en liesse,

Autant que l' écureuil qui s'y folâtre.

 

 

Très attendris mes yeux près d'un racloir,

Restent cachés derrière un gros buisson,

À l' épier devant le vieux hâloir;

Ne me flairant il n' a point de soupçon.

 

 

Une brise nourrie en abondance,

Fait chevroter les feuilles les roseaux;

Et le rongeur malgré le tapis dense,

Part alarmé parmi tous les oiseaux.

 

 

Véronique-henry

Octobre 2017

 

 

 

 



07/10/2017
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Un nénuphar s' émeut

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Un nénuphar s' émeut pleure tout avachi,

Dès que s' engouffre l'air vif vers les lucioles

Qui musent sur le lac ; il pantelle et blanchit

Sous l' aquilon ôtant ses vertes pétioles .

 

 

Sans avoir peur du vent s' égaie un acouchi

Qui furète en la grève; il saute en cabrioles

Et ne voit point le friselis qui meut gauchi;

Sa ride gicle asperge alors des gratioles .

 

 

Le lis d' eau se lamente à s' effeuiller benêt;

Il maudit la saison avec un roux genêt,

Du refroidissement si prompt qui se projette .

 

 

Frileux ne se lustrant plus aux rais de l' été,

Ayant transi sa fleur il grelotte entêté;

L'automne ne l' entend hélas et le soufflette .

 

 

véronique-henry

Septembre 2017

 

 

 

 

 

 


 

 


01/10/2017
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La moiteur de l' été flanchait (glose)

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Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos

S' est tu ; le pêne grince à la grille rouillée;

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l' enclos.

Albert Samain (1858-1900)

Automne

 

 

 

 

Quelques larmes de pluie ont poudré les ramilles,

Le chaume du cottage autant que des crapauds;

La moiteur de l' été flanchait sur les myrtilles,

Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos .

 

 

Des flaques arrosaient gorgeaient la frondaison,

Qui sous l' averse vive embrunit fort souillée;

Le croassement lourd entre la feuillaison

S'est tu ;le pêne grince à la grille rouillée .

 

 

La bourrasque l' atteint sifflant sur le portail

Qui geint avec son fer corrodé ; vasouillée

L'herbe chigne roidie où broute le bétail,

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée .

 

 

Un fumet gris tournoie étouffe le vieux lierre

Qui grimpait au treillis ; l' âtre plein de dépots

Noirâtres crachotait , il roussit la bruyère

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l'enclos .

 

 

Véronique Henry

Septembre 2017

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


26/09/2017
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